L’éclaircie pourrait n’être que temporaire dans la chimie
Volatilité du prix des matières premières, reprise très lente de la demande, sous-utilisation des capacités… Le tableau que dresse Standard & Poor’s pour le secteur de la chimie est pour le moins prudent.
Des progrès ont pourtant été constatés avec «une légère reprise des volumes au deuxième trimestre». Conjuguée à de plus faibles dépenses d’investissement, elle a permis d’atteindre à fin juin (sur douze mois) un ratio médian de cash-flow opérationnel sur dette de 13 % dans le secteur, contre seulement 4 % fin 2008.
Ceci étant, « nous pensons que la pression sur la liquidité sera de retour en 2010 du fait d’une faible profitabilité dans le secteur », avertit l’agence qui s’attend à une augmentation des besoins en fonds de roulement l’an prochain, voire dès la fin de cette année.
Bien entendu, S&P ne doute pas que les groupes concernés feront preuve de responsabilité avec des taux de distribution limités et des rachats d’actions mis entre parenthèses. Mais, en l’absence de reprise franche, cela ne devrait pas suffire à éliminer tous les risques.
Les possibilités de dégradations restent nombreuses avec environ 40 % de l’univers de notation sous perspective négative (dix émetteurs). Plus inquiétant encore, S&P juge «probables» de nouveaux défauts en 2010 : «en effet, historiquement nous avons observé une poursuite des défauts même lorsque l’économie commence à repartir comme en 2002 et 2003» (voir graphique). Il faut dire que dix groupes sont déjà en catégorie spéculative. Et la moitié d’entre eux font encore l’objet d’une perspective négative.
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