Le scénario d’un rapprochement entre Veolia et Suez agite le marché
Dans un communiqué laconique samedi, Suez a démenti «les rumeurs selon lesquelles elle travaillerait à un rapprochement avec Veolia Environnement». Ligne de défense identique du côté de l’ex-Vivendi Environnement : «En réponse aux rumeurs de marché, un rapprochement avec Suez Environnement n’est pas à l’ordre du jour», indiquait un communiqué diffusé le même jour via BusinessWire. Ces mises au point faisaient suite à la publication par le quotidien Le Monde d’un article faisant état d’un projet de fusion de leurs activités en France et à l’international.
D’après le quotidien du soir, le directeur général de Suez Environnement Jean-Louis Chaussade aurait contacté en août le PDG de Veolia, Antoine Frérot, afin de lui proposer un «rapprochement amical». Les deux groupes auraient alors engagé des pourparlers pour finir par les rompre il y a une dizaine de jours en raison de risques opérationnels et réglementaires jugés trop élevés. Le Wall Street Journal a précisé samedi sur son site internet que le projet n’avait jamais atteint les conseils d’administration des deux groupes, ce qui pourrait susciter quelques remous de part et d’autre. Comme le souligne le Journal du Dimanche, le risque réglementaire lié à une telle fusion semblait très élevé. Le nouvel acteur serait en effet en situation de quasi-monopole avec une part de 90% du marché de l’eau en France.
Une telle opération aurait donné naissance à un géant de l’eau et des déchets fort d’une capitalisation boursière de près de 9 milliards d’euros. Elle aurait fait sens dans un contexte de baisse des volumes des déchets traités en Europe, avec un repli de 3% attendu en 2012 par Suez Environnement. Une tendance qui devrait se poursuivre «au moins» au premier semestre 2013, indiquait récemment le directeur financier du groupe. Pour sa part, Veolia Environnement est engagé dans un programme de réduction des coûts et de gel des investissements après des résultats semestriels décevants. C’est dans ce cadre que l’abandon du contrôle de Veolia Transdev au profit de la Caisse des dépôts doit être approuvé aujourd’hui lors d’un conseil d’administration.
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