Le scénario du pire n’est pas totalement exclu pour Total
Le gaz continue de fuir sur le champ Elgin-Franklin en mer du Nord. L’explosion de la plate-forme coûterait plusieurs milliards de dollars au groupe
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Olivier Pinaud
Total n’a toujours pas réparé la fuite de gaz qui menace depuis dimanche son principal champ pétrolier et gazier en mer du Nord. La configuration du site complique les interventions. Elgin-Franklin est le plus important champ haute pression et haute température en production dans le monde.
Ensuite, si la profondeur des eaux est relativement faible dans cette zone située au large de l’Ecosse (93 mètres), le réservoir d’hydrocarbures se trouve à une profondeur de 5.300 mètres. Le bloc Macondo dont la fuite avait provoqué en 2010 l’explosion de la plate-forme de BP dans le golfe du Mexique se situait à moins de 4.000 mètres.
Dans ces conditions, la réalisation d’un puits de secours prendrait plusieurs mois. Total devrait également redemander une permission d’exploitation aux autorités. Résultat, les analystes de BoA Merrill Lynch ne s’attendent pas à une reprise de la production avant 2013 au mieux. «Un tel scénario impacterait de 6% le bénéfice par action estimé par le consensus pour 2012, en incluant les coûts de réparation mais aucune amende ni dommages», calculent-ils. Selon CA Cheuvreux, toujours dans le scénario de la réalisation d’un forage parallèle, le coût pour Total (perte de production et réparations) se limiterait à 670 millions de dollars, soit 4,2% du bénéfice net ajusté 2011. Pour Exane BNP Paribas l’arrêt de la production pendant 6 mois amputerait de 1,7% le bénéfice par action 2012.
La chute de 7,3% de l’action en deux jours, soit 7 milliards de capitalisation, anticiperait donc très largement ce scénario. Voire exagérément. Par ailleurs, selon Fitch, l’arrêt total de la production d’Elgin-Franklin ne remettrait pas en cause la notation AA du groupe.
Mais le scénario d’une explosion du nuage de gaz qui se forme au-dessus de la plate-forme, dont tout le personnel a été évacué, ne peut toujours pas à être exclu à ce stade selon les experts. Elle aurait alors des conséquences environnementales et financières nettement plus lourdes pour Total.
Entre les réparations aux victimes d’une potentielle marée noire, même si la législation britannique est plus souple que celle appliquée aux Etats-Unis, le nettoyage des dégâts et la perte de la plate-forme, le risque financier est estimé à 10 milliards de dollars par BoA Merrill Lynch. La reconstruction de la plate-forme coûterait plus de 4 milliards de dollars, dont la moitié à la charge de Total, actionnaire à 46% du site, selon Kepler Equities.
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