Le rachat de Lagardère par Vivendi se complique
La Commission européenne s’oppose «à titre préliminaire» au rachat du groupe de distribution et de médias Lagardère par Vivendi, a rapporté mercredi la Lettre A, citant un document confidentiel transmis par les services de la concurrence européens à Vivendi.
Bruxelles serait notamment opposé au montage financier retenu par Vivendi pour se séparer d’Editis, selon le quotidien. Vivendi compte distribuer le capital du groupe d'édition à ses actionnaires et l’introduire en Bourse. Il cherche par ailleurs un repreneur pour la participation de 29,5% du groupe Bolloré au capital d’Editis.
Mercredi soir, le groupe de médias et de divertissement a indiqué qu’il comptait faire prochainement de nouvelles propositions à la Commission européenne afin d’obtenir le feu vert de l’autorité de la concurrence à son projet de rachat de Lagardère.
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Mi-mars
«Nous poursuivons un dialogue constructif avec la Commission européenne dans la perspective de l’approbation de notre projet de rapprochement avec Lagardère dans les prochains mois», a indiqué Vivendi dans un communiqué.
«Nous continuons également de discuter avec les potentiels repreneurs d’Editis dans l’optique d’un dépôt d’une proposition de remèdes aux alentours de mi-mars», a ajouté le groupe.
La Commission européenne a ouvert à la fin novembre une enquête approfondie sur le rachat de Lagardère par Vivendi, estimant que ce rapprochement risque de nuire à la concurrence dans le secteur de l'édition de livres et dans celui de la presse «people». L’exécutif européen s’est laissé jusqu’au 23 mai pour autoriser ou non l’opération.
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