Le Qatar choisit Vinci et Alstom pour le tramway, en attendant le Rafale
Le tout nouvel émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad al Thani, a réservé hier à la France sa première visite officielle en Europe depuis son accession au trône. A la grande satisfaction d’Alstom et de Vinci, et dans l’espoir d’une décision positive concernant le Rafale de Dassault Aviation.
La réception de l’émir à Paris par le président François Hollande a en effet donné l’occasion à l’émirat de signer un contrat portant sur la conception et la construction de 4 lignes de tramway dans la ville de Lusail. Le montant du projet s’élève à 2 milliards d’euros. Le consortium bénéficiaire de cette attention regroupe Alstom et Qatari Diar Vinci Construction (QDVC), société qatarie détenue par Qatari Diar à 51% et par Vinci Construction Grands Projets à 49%. Alstom a précisé que sa part s’élevait à 750 millions d’euros. Vinci de son côté indique que la première ligne du réseau devrait entrer en service en 2018, les trois suivantes deux années plus tard. Alstom fournira 35 rames équipées d’une technologie sans caténaire ainsi que l’alimentation électrique et les moyens de télécommunications et de contrôle. Henri Poupart-Lafarge, le président d’Alstom Transport, n’a pas manqué de souligner que «le projet du tram de Lusail confirme l’expertise de l’entreprise dans tous les domaines du ferroviaire».
En parallèle, l’entourage de François Hollande s’est déclaré selon Reuters confiant quant au choix par le Qatar de l’avion de combat Rafale de Dassault Aviation. L’appareil n’a encore jamais percé à l’international. «Le président et l'émir du Qatar ont parlé du Rafale», a-t-on expliqué à l’Elysée. François Hollande a rappelé que «le Qatar a toujours fait le choix pour son armée de la technologie française». Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, le Qatar est aussi intéressé par l’Eurofighter Typhoon, construit par un consortium regroupant BAE Systems, Airbus et Finmeccanica, et par le F-15 de Boeing.
Dassault Aviation de son côté espère signer cette année en Inde un contrat de 126 avions estimé à au moins 15 milliards de dollars. L’avionneur est également sur les rangs pour un contrat potentiel d’une soixantaine d’appareils au Canada, qui a fait savoir fin mai que sa décision était imminente. Il répond en outre aux demandes d’informations de la Malaisie pour 18 avions dans l’attente d’un appel d’offres et a repris les négociations avec les Emirats arabes unis après un gel des discussions fin 2011.
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