Le marché reste peu réceptif aux perspectives flatteuses de Glencore
Glencore n’a pas créé l’électrochoc boursier attendu hier à l’occasion de la publication de ses résultats du premier trimestre, une première depuis son entrée en bourse à Londres et à Hong-Kong le 24 mai. En repli de 4,47 % hier à Londres à 500 pence, le cours du courtier en matières premières est demeuré inférieur à celui de sa première cotation à 530 pence. Au regard de l’ampleur de l’IPO, la plus importante dans le monde cette année avec dix milliards de dollars récoltés, et des incertitudes entourant le secteur, nombre d’analystes font preuve de prudence, quand bien même ceux de Deutsche Bank ont estimé la semaine dernière que le marché sous-évalue clairement le potentiel du groupe suisse.
Ce dernier a en effet dévoilé des résultats solides, avec un chiffre d’affaires (44,23 milliards de dollars) et un résultat d’exploitation ajusté (1,76 milliard) en hausse de respectivement 39% et 45%. Une tendance soutenue selon le directeur général Ivan Glasenberg par une présence diversifiée sur les métiers liés aux matières premières, le groupe étant également présent dans les mines grâce notamment à une part de plus d’un tiers au capital du compatriote Xstrata. Sur fond d’une forte volatilité des marchés, l’activité de courtage a bénéficié des bons résultats dans l’énergie et les céréales, tandis que la contribution du segment métaux et minerais a baissé. Côté portefeuille industriel, les résultats ont bondi grâce à l’envolée des prix des matières premières.
La capacité de production de ce portefeuille devrait poursuivre sa progression «en 2011 et au-delà» selon Ivan Glasenberg. Pour l’ensemble des métiers, le groupe assure que les fondamentaux restent favorables sur la base d’une demande mondiale vigoureuse en matières premières.
Et Glencore a souhaité faire la preuve de sa volonté de voir toujours plus grand en annonçant hier également un accord pour l’acquisition auprès de CST pour 475 millions de dollars d’une part de 70% au sein d’un projet dans le cuivre au Pérou. Ivan Glasenberg a répété qu’une union avec Xstrata «aurait beaucoup de sens», tout en concédant qu’aucune discussion formelle n’était en cours. Tout comme il a tenu à calmer les spéculations quant à un rachat du kazakh ENRC (Eurasian Natural Resources Corp). Le prédateur se tient néanmoins toujours à l’affût par l’examen de «nombreuses opportunités».
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