Le marché automobile français confirme son relatif retour à meilleure fortune

Le CCFA mise désormais sur une progression voisine de 2% sur 2014, après un gain de 3,2% observé le mois dernier
Benoît Menou

Le marché automobile français a fait preuve de bonne tenue le mois dernier, avec un volume d’immatriculations de véhicules particuliers neufs en hausse de 3,2% à plus de 196.000 unités, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), cela pour un nombre de 20 jours ouvrables, identique à celui de juin 2013. Sur l’ensemble du premier semestre, le marché affiche une progression de 2,9% (123 jours ouvrables en 2013 et 2014), à près de 959.000 véhicules.

Les chiffres du mois de juin ont fini de convaincre le CCFA de modifier, certes modestement, sa prévision d’évolution du marché hexagonal pour l’ensemble de l’exercice 2014. Alors que le représentant des constructeurs français tablait depuis le début de l’année sur une stabilité des ventes, voire sur une hausse limitée à 1%, il a relevé hier sa projection vers «une fourchette centrée sur +2%», selon son président Patrick Blain. Une «certaine prudence» reste pourtant de mise selon ce dernier au vu des «réalités économiques actuelles».

Directeur commercial France de Renault, Bernard Cambier a de son côté indiqué qu’«on ne peut qu’être satisfait des résultats du mois de juin et du premier semestre». Le dirigeant met en avant «l’attractivité de (la) gamme, particulièrement les nouveaux modèles». Les acteurs français proposent certes des véhicules semblant répondre aux attentes d’un consommateur à l’humeur morose. Sur le premier semestre, la gamme «économique et inférieure» a selon le CCFA représenté 52% du marché français du véhicule particulier, 2 points de plus que l’an dernier et 5 points de plus qu’en 2012. Citant les données de la Sofres, le CCFA souligne par ailleurs que «plus d’une voiture particulière sur 3 a plus de 10 ans». L’âge moyen du parc automobile français s’élève ainsi à 8,6 ans (10,3 pour les véhicules essence, 7,6 pour le diesel). Le potentiel rajeunissement du parc offre ainsi un espoir de soutien supplémentaire au marché.

En juin, les constructeurs français ont à nouveau mené la danse, avec des ventes en hausse de 10,0% tandis que celles des groupes étrangers ont abandonné 5,4% (dont -6,5% pour le numéro un européen, le groupe Volkswagen). Les français ont ainsi accaparé 59,3% du marché, 3,7 points de mieux que l’an passé. Et sur 6 mois, leur part de marché s’élève à 56,7% (+3,4 points), les immatriculations de PSA Peugeot Citroën progressant de 4,7% et celles de Renault de 15,3% (dont un bond de 30,4% pour Dacia).

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