Le luxe français profite du rebond du secteur pour affirmer sa suprématie
Si les cours des géants français du luxe sont à leurs plus hauts, il y a à cela une bonne raison : leur suprématie s’affirme sur le marché mondial du luxe. Les chiffres trimestriels d’activité sont là pour en témoigner.
LVMH avait ouvert le bal mi-avril avec des ventes en hausse de 15%. Kering a suivi en affichant, grâce à Gucci et Saint-Laurent, une activité exceptionnellement brillante.
Hermès a confirmé hier, avec aussi une croissance à deux chiffres, la capacité des maisons tricolores à tirer parti du rebond mondial du secteur.
Géographiquement, toutes les grandes zones de la planète, de l’Europe à l’Asie en passant par les Etats-Unis, ont fait preuve de dynamisme depuis le début de l’année.
C’est surtout vrai de la Chine dont le retour en force est visible sur un marché qu’elle n’avait jamais vraiment déserté.
Et si certains pays, comme le Japon ou la France, encore meurtrie par le terrorisme, affichent des performances moins brillantes, les géants français sont seuls à disposer d’une portance mondiale telle qu’elle leur assure de bénéficier du moindre souffle d’air.
Avec des cours en hausse de 50% à 100 depuis juin 2016, ils en ont fort bien profité en Bourse. Mais ils ne sont pas les seuls.
Comme le souligne Bernard Arnault, les prix actuels des actifs dans le secteur est tel qu’il limite fortement l’intérêt de la croissance externe.
Tout en se gardant de céder au triomphalisme, ils insistent donc plutôt sur leur volonté de privilégier la croissance interne.
La priorité reste au développement des marques, à la maîtrise des coûts et à la digitalisation à marche forcée.
Du coup, des cessions opportunistes comme celles du chausseur Jimmy Choo devraient plutôt tenter les fonds de private equity.
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