Le groupe PSA relève prudemment ses prévisions après un bon troisième trimestre

La progression de 10,3 % du chiffre d’affaires consolidé a été tirée par Faurecia et par des gains de parts de marché de la branche automobile
Yves-Marc Le Reour

Le chiffre d’affaires trimestriel de PSA Peugeot-Citroën frôle à fin septembre la barre des 13 milliards d’euros, bien au-dessus des 12,3 milliards du consensus. Celui des activités automobiles affiche une hausse de 2,3% à 9,5 milliards contre +13,5% au premier semestre en raison de l’essoufflement de l’effet des primes à la casse. On constate néanmoins une stabilité des ventes de voitures neuves sur le trimestre accompagné d’un meilleur contrôle des stocks (61 jours au 30 septembre contre 73 jours à fin juin). « Il y a quelques mois, personne n’aurait imaginé que la branche auto puisse afficher au troisième trimestre des chiffres en positif», souligne Philippe Barrier, analyste à la Société Générale. Cette branche a bénéficié de gains de parts de marché en Europe (13,7% contre 13,5% l’an dernier à la même époque) et sur les marchés émergents.

Faurecia, dont les ventes ont grimpé de 44,1% à 3,3 milliards, a largement contribué à la croissance de l’activité du groupe. La hausse organique de 11,5% du chiffre d’affaires de la filiale a été complétée par l’intégration de l’américain Emcon et de Plastal Allemagne. Le chiffre d’affaires de Gefco (logistique et transports) et celui de Banque PSA Finance progressent respectivement de 13,3% et 1,3%.

Fort d’une « visibilité accrue », PSA s’attend désormais pour 2010 «à une baisse de 5% du marché européen», après avoir anticipé une contraction de 7%. Il table sur un résultat opérationnel courant «supérieur à 1,5 milliard d’euros», alors qu’il était attendu voisin de ce chiffre, et prévoit pour sa division automobile au second semestre un résultat opérationnel courant «à l'équilibre» et non plus «proche de l’équilibre».

Cette prudence s’explique notamment par un «impact négatif de 200 millions d’euros» des matières premières sur le résultat opérationnel courant au second semestre, contre un effet positif de 90 millions à fin juin. «Pour 2011, la visibilité reste plus faible, mais nous pensons toujours que 2010 constituera un point bas pour le marché en Europe», indique le directeur financier Frédéric Saint-Geours. La dette nette industrielle à fin décembre devrait être en ligne avec celle de fin juin (1,7 milliard) contre un niveau d’environ 2 milliards auparavant attendu, contribuant à la reprise du versement d’un dividende «dès que possible». L’action PSA a gagné 0,9% à 27,66 euros hier.

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