Le gouvernement lance des pistes de réflexion sur les retraites chapeaux
Dans son rapport au Parlement sur l’état des retraites chapeaux (art. L. 137-11 du code de la sécurité sociale), prévu par la loi de financement de sécurité sociale pour 2010, le gouvernement tente d’apporter un peu de transparence sur ce régime qui a tant alimenté la chronique ces dernières années.
Le rapport estime que 10.500 établissements utilisent le régime de l’article L.137-11, pour 90.000 retraités bénéficiaires. Quasiment toutes ces entreprises (97%) externalisent auprès d’un organisme assureur leur mode de gestion. Sur le mode de contribution, 10% des entreprises acquittent la contribution «à l’entrée» sur les primes ou versements. Les autres sociétés, qui ont opté pour la contribution sur les rentes, ne sont que 2% à l’acquitter compte tenu de l’abattement ou de la date de liquidation des pensions.
Quant au montant réellement touché par les bénéficiaires, dont un tiers de femmes, un mythe s’effondre (voir graphe). Un montant global de 345 millions d’euros a été versé en 2009, soit en moyenne 3.875 euros par personne.
Par ailleurs, le rapport souligne que si les normes comptables imposent le provisionnement des engagements, l’externalisation des engagements auprès d’un assureur soulève des difficultés. Principalement, si les provisions constituées au passif du bilan peuvent correspondre aux engagements de retraite identifiés hors bilan, la contrepartie à l’actif de ces provisions n’est pas constituée d’actifs liquides, mais des actifs de l’entreprise, comme par exemple des usines.
Enfin, le rapport aborde les possibilités techniques d’une individualisation de la contribution, tout en soulignant les inconvénients d’une taxation «à la sortie» sur les rentes.
Plus d'articles du même thème
-
Fed-BCE : la hausse des taux longs entre dans la danse
Les pauses opérées en octobre ne marquent pas la fin du cycle de hausse des taux directeurs des deux banques centrales, estime Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe du Groupe BNP Paribas. -
Bouygues anticipe désormais une légère hausse de ses résultats en 2026
Porté par la bonne santé de sa filiale Equans, le géant français du BTP et des télécoms compense les turbulences subies par ses activités audiovisuelles et immobilières -
Air France-KLM reprend de l'altitude en Bourse après ses trimestriels
La compagnie aérienne profite de résultats supérieurs aux attentes et de la baisse du cours du pétrole. La stratégie de montée en gamme porte ses fruits.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
ÉvasionA chacun son Himalaya
Nichée au pied du toit du monde, cette retraite signée Six Senses attire, aux confins de l’Inde, une clientèle de dirigeants, curieux de l’ayurvéda et célébrités incognito, venue chercher un antidote à une folle époque. -
Global BritainLe « Londongrad » veut croire à un retour en grâce après la guerre en Ukraine
A première vue, tout sépare le prince belge Henri de Croÿ et l’oligarque russe Roman Abramovitch. Le premier est le patron du cabinet juridique Hélin International jugé depuis lundi pour complicité de fraude fiscale et association de malfaiteurs devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. C’est un enfant de la haute dont la lignée remonte au XIIe siècle. Originaire d’un village perdu près du cercle polaire servant de goulag, le second est un orphelin juif parti de rien qui a prospéré dans le pétrole à la suite du grand pillage des privatisations des années 1990 au lendemain de la chute de l’URSS. -
Touché couléCombat en mer : l’impressionnante flotte de drones d’Euronaval
Le grand salon de l’industrie de défense maritime fait la part belle aux drones de toutes tailles. Mais la vraie nouveauté tient dans la massification à venir des engins à bas coût, comme dans le ciel