Le fonds souverain norvégien veut améliorer les conseils
Le fonds souverain norvégien – Norges Bank Investment Management (NBIM) – qui gère 8.120 milliards de couronnes norvégiennes (853 milliards d’euros) publie trois positions pour une meilleure gouvernance. Pour des conseils d’administration efficaces, le fonds attend des administrateurs une véritable expertise industrielle, un investissement de temps suffisant et recommande la séparation des pouvoirs avec un président indépendant. «Un bon rendement à long terme dépend de l’efficacité des conseils», rappelle NBIM.
Le conseil doit avoir une connaissance approfondie du secteur dans lequel la société opère et avoir au moins deux membres indépendants issus de ce secteur. Ce qui nécessite d’avoir un processus de nomination efficace pour identifier les candidats appropriés. Les codes de gouvernance sont discrets sur ce sujet, hormis pour le secteur financier, où la crise a mis en évidence l’importance de l’expertise financière.
Des administrateurs disponibles. Pour le fonds norvégien, ils ne doivent pas détenir plus de cinq mandats, et le président non exécutif ne devrait pas présider d’autres conseils. Les administrateurs doivent notamment être disponibles pour des événements imprévus (acquisition, crise…). Le fonds demande également la publication du taux de présence individuel des administrateurs.
En outre, le conseil doit avoir un jugement objectif et pouvoir prendre des décisions indépendamment de la direction. Pour ce faire, le conseil d’administration devrait être présidé par un membre indépendant, non exécutif. Le fonds souverain rappelle que le président est responsable de l’orientation de la stratégie, du suivi de la gestion, et de la promotion des intérêts des actionnaires, tandis que le directeur général (DG) est responsable de la mise en œuvre de la stratégie et de la gestion quotidienne de la société.
Même si aucune étude ne montre que la séparation des pouvoirs crée plus de valeurs, même si un éventuel conflit entre président et DG peut saper la confiance des investisseurs, et même si un PDG, avec des pouvoirs plus forts, peut-être mieux perçu par les parties prenantes, «une séparation claire des rôles est nécessaire pour assurer un contrôle efficace», assure NBIM. Notamment pour le suivi des performances de la direction, et pour la nomination, la rémunération, voire la révocation du directeur général. Et si le choix d’un PDG est jugé opportun, NBIM demande que cela soit pour un temps limité et que des mesures soient mise en place pour limiter tout conflit d’intérêts.
Plus d'articles du même thème
-
Les actions gratuites demeurent un outil pertinent
L’intérêt d’une attribution d’actions gratuites s’apprécie au regard de la rémunération du bénéficiaire, du montant du gain attendu et du calendrier de cession. Les actions de performance permettent un meilleur alignement avec la performance. -
Les questions écrites aux AG du CAC 60 ne poursuivent pas toutes les mêmes objectifs
Le Forum pour l’investissement responsable (FIR) pose près d’une question sur deux (44%), contre 4% pour les investisseurs institutionnels. Ces questions se concentrent sur quelques émetteurs, en particulier TotalEnergies, Thales, Société Générale, Orange et Air Liquide. -
Lindt limoge son directeur général
Après deux avertissements sur résultats en quelques mois, Adalbert Lechner est débarqué du chocolatier suisse. L'ancien PDG, Dieter Weisskopf, revient par intérim.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Les manifestations organisées par les syndicats seront autorisées samedi
Le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé à l’issue du conseil de sécurité réuni à l’Elysée pour revenir en détails sur les violences urbaines du 17 octobre -
800 milliards d’euros d’impôts : la surenchère fiscale de Thomas Piketty pour sortir de la crise
Ce jeudi, l'économiste Thomas Piketty a proposé une supertaxe Zucman de 5 %, couplée à une taxe de 50 % sur tous les enrichissements excédant 100 millions d'euros entre 2017 et 2027 -
TribuneViolences du 17 octobre : L’ordre et la justice n’appartiennent à aucun camp
« Incendier une mairie appelle une condamnation que rien ne vient tempérer, et demander des comptes sur la manière dont l’ordre est maintenu relève du même sérieux », analyse Adrien Broche, directeur des études politiques à l'institut Viavoice