Lagardère anticipe désormais une baisse des revenus publicitaires d’Active
Alors que l’offre de Lagardère sur LeGuide.com s’est close hier soir, le groupe de médias a dévoilé de nouveaux objectifs lors de la journée investisseurs dédiée à sa branche Lagardère Services (distribution et travel retail).
En particulier, Lagardère a lancé un avertissement sur les recettes publicitaires de Lagardère Active (presse, audiovisuel, numérique et régie publicitaire), les voyant désormais en recul de 3 à 5% cette année par rapport à environ 700 millions l’an dernier, contre une hypothèse de stabilité auparavant. Pour sa part, Oddo anticipe toujours une baisse de 4%. Néanmoins, Lagardère maintient son objectif de résultat opérationnel média pour 2012, à savoir une stabilité par rapport aux 364 millions d’euros proforma de 2011, compte tenu de la cession de la presse magazine à l’international et de la radio en Russie.
Cette annonce n’a pas vraiment surpris les analystes, après la baisse de 5,3% en comparables du chiffre d’affaires de Lagardère Active au premier trimestre 2012, dont une chute de 7,2% des revenus publicitaires. Toutefois, le marché a sanctionné cet avertissement par une baisse de 2,36% du titre à 18,85 euros.
Par ailleurs, Lagardère a détaillé ses ambitions à moyen terme pour le travel retail (notamment le duty free et les boutiques Relay), un des pôles de Lagardère Services. Le groupe de médias se fixe une croissance moyenne du chiffre d’affaires de cette division de 10% par an entre 2011 et 2016, en combinant la croissance interne pour deux tiers et les acquisitions, petites et moyennes, pour un tiers. En 2011, ces activités ont généré 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires consolidé (2,13 milliards en chiffre d’affaires «proportionnel» incluant 50% des coentreprises, notamment celle avec ADP) et ont dégagé 98 millions d’euros d’Ebitda.
Fort du développement de cette activité, Lagardère vise la deuxième place mondiale dans le travel retail à horizon 2016. Il occupe actuellement la troisième place derrière Autogrill (5,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011) et DFS (2,8 milliards).
Parallèlement, le groupe vise une croissance de 0,5 à 1 point de la marge opérationnelle (Ebitda) de travel retail d’ici 2016, «grâce à une évolution favorable du mix-produit, des acquisitions relutives et une meilleure couverture des coûts fixes». En 2011, la marge ressortait à 4,6% sur la base du chiffre d’affaires «proportionnel».
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