L’Afep-Medef impose des quotas de femmes dans les instances de direction
Le code ne fixe ni seuil ni échéance. Les conseils devront rendre compte des avancées et rectifier le tir si nécessaire.
Publié le
Bruno de Roulhac
Le code de gouvernance des grandes sociétés cotées introduit une mixité obligatoire dans les instances dirigeantes.
-
Fotolia
Avant la grande révisiondu code Afep-Medef attendue en fin d’année, le code de gouvernance des grandes sociétés cotées vient d’opérer un toilettage avant la saison des assemblées générales (AG), en introduisant une mixité obligatoire dans les instances dirigeantes et en allant au-delà des exigences de la loi en matière de ratio d’équité.
Dans la foulée du rapport du Haut comité à l’égalité (HCE) de décembre dernier, qui recommande d’atteindre un quota de 20% de femmes dans les comités exécutifs (comex) en 2022 et de 40% en 2024, et avant que le sujet ne passe au Parlement, le patronat a décidé de prendre les devants en introduisant de nouvelles exigences dans le code. Hier le conseil devait s’assurer que soit mise en œuvre «une politique de non-discrimination et de diversité, notamment en matière de représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les instances dirigeantes». Désormais, sur proposition de la direction générale, le conseil «détermine des objectifs de mixité au sein des instances dirigeantes».
S’il est libre de fixer le nombre ou le quota de femmes dans les comex et l’horizon de temps pour y parvenir, le conseil devra en rendre compte dans le rapport annuel, et si les objectifs ne sont pas atteints, proposer des mesures pour y remédier. Cette recommandation sera obligatoire à partir des AG 2021, mais le patronat invite les conseils à publier des objectifs de féminisation dès cette année. Cette modification s’inscrit dans la continuité du vade-mecum de l’Afep sur la féminisation des instances dirigeantes.
S’agissant du ratio d’équité – entre la rémunération des dirigeants mandataires sociaux et celle des salariés – fixé par la loi Pacte, le code a anticipé de probables futures critiques. Alors que le nouvel indicateur ne concerne que les sociétés cotées, parfois des holdings avec peu de salariés, l’Afep-Medef demande à celles qui ont peu de salariés par rapport à l’effectif global en France de prendre un périmètre représentatif – soit au moins 80% des effectifs en France des sociétés du groupe. Un bon rappel à l’ordre à quelques semaines des AG et de la première présentation de ce ratio d’équité.
Les vrais changements sont attendus avec la révision du code et devraient intégrer les demandes de l’AMF, notamment sur le processus de sélection des administrateurs, sur l’indépendance de ces derniers, sur le rôle des censeurs, et sur les rémunérations de long terme en actions.
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table.
Le baromètre ecoDa – Ethics & Boards 2026 montre que les conseils d’administration des grandes sociétés américaines sont mieux armés pour aborder ces défis.
Reputation Age dévoile la deuxième édition de son étude sur les résultats de vote par son assistant IA « ESG Bro ». Si toutes les résolutions sont adoptées chez Airbus, Danone et L’Oréal, il n’y en a que 20 % chez STMicro et 46 % chez BNP Paribas.
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin
Entrée en service fin 2023, l'« Autoroute de l’eau » permet de réorienter une partie de la ressource du Nord du pays vers le bassin hydraulique de Rabat et Casablanca. Un chantier colossal qui a nécessité 5,9 milliards de dirhams, soit 540 millions d'euros, et 7 millions d’heures de travail
Le président américain, en visite de deux jours en Chine, a promis un « avenir fabuleux » à Xi Jinping. Les désaccords restent pourtant nombreux sur Taïwan, les terres rares ou encore les échanges commerciaux