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La trésorerie globale des entreprises retrouve ses niveaux d’avant la crise
La trésorerie globale des entreprises retrouve ses niveaux d’avant la crise
Toutefois, l’enquête AFTE Coe-Rexecode, note l’impact négatif des cours du pétrole et de la parité euro-dollar sur les trésoreries françaises
Publié le
Bruno de Roulhac
La plupart des indicateurs de trésorerie s’améliorent en juillet. Selon le baromètre mensuel AFTE Coe-Rexecode, le solde d’opinion sur l’évolution de la trésorerie globale des entreprises françaises retrouve ses plus hauts niveaux d’avant la crise financière à + 11,6 %, après + 6,8 % en juin et - 5,5 % en mai. Pour les 27,2 % des trésoriers interrogés enregistrant une dégradation de leur trésorerie globale, près des trois quarts (contre 60 % en juin) invoquent les dépenses d’exploitation. Néanmoins, la trésorerie d’exploitation est de moins en moins tendue. Si le solde d’opinions demeure négatif, il n’est plus qu’à - 8,1 %, contre - 10,4 % en juin et - 25,8 %, le point bas de décembre 2008.
Les trésoriers constatent que les marges de crédits bancaires ont toujours plus tendance à augmenter qu’à diminuer, mais le ralentissement s’accentue avec un solde d’opinions qui recule de + 35,3 % en juin à + 29,7 % en juillet. Parallèlement, les recherches de financement, toujours difficiles, le sont moins, avec un solde d’opinion à -28,7 %, contre - 33,6 % en juin, soit un retour sur les niveaux de l’été dernier.
Néanmoins, les prix du pétrole et la parité euro-dollar pèsent toujours sur les trésoreries. Si l’indicateur sur le pétrole s’améliore de - 15,8 % en juin à - 10,2 % en juillet, celui sur les changes chute de - 5,2 % en juin à - 12,3 % en juillet.
Par ailleurs, les délais de paiement des clients s’allongent toujours. Si depuis avril dernier, le solde d’opinion reste plutôt stable, évoluant entre + 20% et + 22 %, il est « encore loin du taux moyen observé sur la période 2005-2007 (10 %) », note l’étude de l’AFTE.
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