La reprise du marché automobile européen gagne de l’ampleur en mars

Si les constructeurs français ont contribué à la hausse de 10,6% des immatriculations neuves, leurs concurrents allemands ont marqué le pas
Yves-Marc Le Réour

En hausse pour le 7e mois consécutif en mars, le marché automobile semble désormais sorti de l’ornière en Europe, montrent les chiffres publiés hier par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Ils font état d’une progression de 10,6% des immatriculations de véhicules particuliers dans les 28 pays de l’Union, à près de 1,45 million d’unités.

Il faut remonter à mars 2010 pour retrouver un rythme de croissance plus élevé (+11%) sur un mois. Le Benelux et l’Autriche sont les seuls marchés à s’être contractés le mois dernier, alors que le Royaume-Uni poursuit son brillant parcours en affichant une croissance de 17,7%. Sur l’ensemble du premier trimestre, les immatriculations nouvelles dans la région ont augmenté de 8,4% par rapport à la même période de 2013, frôlant ainsi les 3,25 millions de véhicules.

Le groupe Renault a surclassé l’ensemble de ses concurrents grâce à un bond mensuel de 30,4% de ses immatriculations nouvelles, ce qui lui a permis de porter sa part de marché de 7,6% à 9% d’un an sur l’autre. On notera l’excellente performance à la fois de sa marque à bas coûts Dacia (+53,5%) et de la marque au losange (+23,4%). Cette évolution favorable se double d’une croissance de 15,2% des immatriculations de son partenaire japonais Nissan. Avec une hausse de 10,9% de ses ventes de voitures neuves, PSA a globalement stabilisé sa part de marché à 10,4%, en dépit d’une performance plus faible de Citroën dont les ventes ont progressé de seulement 8,4% en rythme annuel.

Fiat continue sa sous-performance relative avec une hausse limitée à 4,6% de ses immatriculations mensuelles. Les constructeurs allemands ont tous perdu des parts de marché au mois de mars, notamment Volkswagen dont l’un des modèles phares (Passat) doit être renouvelé dans le courant de cette année. La hausse des immatriculations du premier constructeur européen (+8,4%) est néanmoins supérieure à celle de BMW (+5,7%) ou de Daimler (+5,6%) sur la période. Le premier a été pénalisé par le plongeon de 14% des ventes de Mini et le second par le repli de 9,6% des ventes de Smart, ces deux modèles étant aussi en attente d’un renouvellement prochain.

«Les constructeurs positionnés sur des marques ‘premium’ n’ont pas autant souffert que les autres au cours des dernières années et ils disposent donc d’un moindre potentiel de rebond», relève le bureau d’analyse d’Equinet Bank.

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