La rentabilité de Puma, filiale de PPR, chutera fortement en 2012
Lourde déception pour PPR. Sa filiale Puma, qui pèse 25% de ses ventes et 21% de son résultat opérationnel courant, vient de lancer un sévère avertissement sur ses résultats 2012.
L’équipementier sportif allemand table désormais sur une baisse de 11% de son résultat d’exploitation et de 13% de son résultat net au premier semestre, invoquant le ralentissement de l’activité «particulièrement en Europe», qui pèse 44% de ses ventes. Sur les trois premiers mois de l’année, le résultat opérationnel et le bénéfice net avaient déjà reculé respectivement de 8,1% et 4,9%. La dégradation devrait donc s’accélérer au deuxième trimestre.
Pourtant, l’activité du groupe reste bien orientée. Puma assure que la croissance des ventes devrait atteindre 8,8% au premier semestre, soit une accélération par rapport à la hausse de 6,1% du premier trimestre. Les résultats seront dévoilés le 26 juillet.
Face à ce contexte de crise, Puma va étendre son programme de transformation, en rationalisant ses bases de coûts et en accroissant son efficacité, ce qui se traduira par une charge non récurrente de 100 millions d’euros au second semestre. «Aujourd’hui sa croissance se fait au détriment de sa rentabilité», précise PPR.
Aussi l’équipementier sportif est-il contraint de réviser à la baisse ses objectifs 2012. Puma table désormais sur une croissance de 4 à 6% de ses ventes, contre 8 à 9% auparavant, tandis que son bénéfice net devrait baisser «significativement», au lieu d’une hausse de 4 à 6% espérée auparavant. Or, le consensus mise encore sur une hausse de 8% des ventes et de 6% du résultat net. Dans la foulée, le titre a reculé de 4,83% à 214,65 euros à Francfort, tandis que PPR progressait de 1,29% à 110,20 euros à Paris.
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