La famille Hermès est en train d’apporter ses titres au holding familial
Mi-décembre, la famille Hermès dévoilera son holding familial, H51, destiné à verrouiller le capital du sellier après l’assaut de LVMH, détenteur de 21,4% du capital. «Bernard Arnault a rendu service à la famille Hermès en lui permettant de relever ce défi et son héritage», confie un proche du dossier. Ce holding, SAS à capital variable, détiendra 50,2% du capital d’Hermès International. Tout est signé. Tous les membres de la famille et leurs sociétés à 100% apporteront une partie de leurs titres. Des reclassements hors marché en vue de la constitution du holding, réalisés au prix unitaire de 130 euros (contre 223,8 euros hier à la clôture), viennent d’être dévoilés sur le site de l’AMF. Seul Nicolas Puech, avec près de 6% du capital, s’est refusé à participer au holding, préférant loger ses actions au sein d’une fondation.
En simplifiant, pour chaque action Hermès apportée, l’actionnaire familial recevra deux actions A et une action B. Les actions B sont bloquées pendant vingt ans. A partir de 2031, les porteurs d’actions B pourront demander le rachat de ces titres contre des actions Hermès. Les actions A permettent une certaine liquidité, mais ne peuvent être transférées qu’entre membres de la famille. En raison de ces statuts, un tiers des dividendes versé par Hermès sera bloqué, tandis que les deux autres tiers serviront en priorité au remboursement de la dette du holding et subsidiairement seront distribués.
Si le holding est créé sans dette, il a la possibilité d’en contracter à la majorité qualifiée de 75%. Un endettement qui doit permettre de racheter les autres titres de la famille, hors du holding, soit environ 13%. Le holding détient en effet un droit de préférence sur ces actions, et également sur les actions B converties en actions Hermès dans vingt ans.
Reste à savoir si la part des dividendes effectivement touchés par les membres de la famille suffira à payer leur ISF, alors que leur participation a bondi de 42% depuis le début de l’année.
Parallèlement, l’Adam s’est pourvue en cassation le 10 novembre après la confirmation de la dérogation au dépôt d’une OPA donnée à la famille. Aux motifs, d’une part que le principe du contradictoire n’a pas été respecté, l’Adam n’ayant pas eu communication de l’intégralité des pièces du dossier; d’autre part que la dérogation n’aurait pas dû être accordée en raison du changement de contrôle. Ce pourvoi permettra à la Cour suprême de redéfinir la notion de concert.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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