La Bourse apprécie la simplification de la galaxie LVMH
L’action LVMH caracolait en tête du CAC 40 ce matin avec une hausse de 4,29% à 223,9 euros en fin de matinée, portant à 113,56 milliards d’euros la capitalisation boursière du numéro un mondial du luxe. Les investisseurs réagissent favorablement au projet de simplification de structure révélé ce matin par LVMH.
Le groupe coté de Bernard Arnault va racheter la marque Christian Dior Couture auprès de la holding Christian Dior, pour une valeur d’entreprise de 6,5 milliards d’euros. Le groupe familial Arnault lancera en parallèle une offre sur les minoritaires de la holding Christian Dior, permettant un renforcement du contrôle de la famille LVMH. La famille Arnault détient actuellement 74,1% du capital de la holding Christian Dior, maison-mère de LVMH dont elle possède 41%.
L’offre sera rémunérée de façon mixte - 172 euros en numéraire et 0,192 action Hermès International par action Christian Dior. Elle offre une prime de 14,7%. Le groupe Arnault va ainsi utiliser une partie des 8% qu’il détient au capital d’Hermès pour financer l’opération sur Christian Dior. L’offre devrait être déposée fin mai sous réserve des autorisations adéquates.
A l’issue des opérations annoncées et représentant une valeur totale estimée autour de 12 milliards d’euros, le groupe familial Arnault pourrait atteindre 100% du capital de Christian Dior, qui conservera comme unique actif 41% de LVMH après la vente de 100% de sa branche haute couture.
« Cette sortie (des minoritaires de Christian Dior, ndlr) permettrait au groupe familial Arnault de renforcer son engagement dans le groupe LVMH, suivant en cela une politique constante depuis 25 ans, a expliqué au cours d’une téléconférence Jean-Jacques Guiony, directeur financier du groupe de luxe. Il renforce son engagement ici par cette opération de grande ampleur. »
« C’est à nos yeux une bonne acquisition pour LVMH vu la solidité de la marque Christian Dior, le bon usage du bilan et la réunification de la marque avec les activités parfum très profitables qu’opère LVMH », commente Barclays dans une note.
Plus d'articles du même thème
-
Gucci met la patience des actionnaires de Kering à rude épreuve
Le délai réclamé pour relancer la marque florentine est plus long que prévu. Un contretemps qui se paie cher comme en témoigne le plongeon de 16 % de l'action Kering, vendredi. -
L'Oréal défie la morosité ambiante dans le secteur du luxe
Le géant des cosmétiques a enregistré une accélération inattendue de sa croissance au troisième trimestre et bondit en Bourse tandis que les groupes de luxe sont à la peine. -
Kering peine à voir le bout du tunnel pour Gucci
Si les revenus du groupe de luxe ne sont qu'en léger recul au 3e trimestre, la trajectoire de la marque italienne se dégrade de nouveau. Luca de Meo, le directeur général de Kering, réclame de la patience.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.