Klépierre rallonge la maturité de sa dette
Le rééchelonnement de sa dette (7,3 milliards d’euros en montant net à fin 2009) fait partie intégrante de la politique financière de Klépierre. A cet effet, le groupe foncier a réalisé mercredi une double opération portant au total sur 900 millions d’euros, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme Euro Medium Term Note (EMTN) mis en place au début de ce mois avec BNP Paribas.
Il a tout d’abord émis pour 700 millions d’euros d’obligations, à échéance avril 2017 et portant un coupon de 4%. «La marge a été fixée à 125 points de base au-dessus du taux de swap, soit un niveau compétitif par rapport à la marge secondaire de son obligation existante d’échéance 2016», précise le groupe. Placée auprès d’investisseurs de long terme européens, cette émission dirigée par BNP Paribas et ING Commercial Banking a été près de 3 fois sursouscrite. En parallèle Klépierre a procédé à un placement privé de 200 millions d’euros à 10 ans avec un coupon de 4,625% qui offre une marge «de 135 points de base au-dessus du taux de swap».
Klépierre pourra ainsi refinancer ses prochaines échéances financières sur des durées plus longues (voir graphique) tout en ayant une marge de manœuvre supérieure pour financer ses investissements. Le groupe précise également qu’il disposera désormais «de 1,2 milliard d’euros de lignes de crédit disponibles» (contre 875 millions à fin décembre) et que ce refinancement a porté la durée moyenne de sa dette de 6 à 6,3 ans. Afin de lisser les effets d’une trop forte volatilité des taux d’intérêt, il maintient traditionnellement une part de dette à taux fixe d’au moins 70% de son endettement total, cette proportion s’élevant même à 76% à la clôture de son exercice 2009.
Plus d'articles du même thème
-
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs. -
Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours. -
Les spécialistes des taux actent le resserrement monétaire
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique -
Anniversaire du PlanClément Beaune : « Je rêve d’une troisième voie entre un autoritarisme vertical et un libéralisme débridé »
A la tête de l'organisme parfois critiqué pour son manque d'utilité, Clément Beaune propose de revenir aux « lois de plan » pour fixer les grandes orientations du pays, au-delà des sujets de très court terme