Klépierre indique être en avance dans son programme de cessions d’actifs
Klépierre a annoncé hier être en avance sur son programme de cessions d’actifs et a confirmé son objectif de croissance pour cette année à périmètre constant. Cela après avoir enregistré une croissance de 3,2% de ses loyers au premier semestre en dépit de la crise.
Depuis le début de l’année, plus de 520 millions d’euros d’actifs ont été cédés ou font l’objet de promesses de vente, a indiqué la foncière, dont l’objectif était de réaliser 500 millions d’euros de cessions en 2012. Mais la société, détenue à 22% par BNP Paribas, préfère maintenir son objectif d’un milliard d’euros de ventes d’actifs à fin 2013. «Nous n’envisageons pas pour le moment d’accélérer» les cessions d’actifs, a ainsi précisé Laurent Morel, président du directoire du groupe. Le dirigeant, qui indique que cet objectif sera réévalué fin 2012, estime que pour l’heure il est «suffisant pour améliorer le profil financier de Klépierre».
Le ratio d’endettement (Loan to value, LTV) du groupe a baissé d’un point à 44,8% sur le semestre écoulé. Les liquidités disponibles atteignent 1,5 milliard d’euros, en hausse de près de 800 millions par rapport à fin 2011, un niveau représentant environ 60% des besoins de financements de Klépierre à l’horizon 2015.
S’agissant de ses autres objectifs, la société a confirmé s’attendre à une progression de ses loyers comprise entre 2,0 et 2,5% à périmètre constant pour l’ensemble de l’année 2012. A périmètre courant, l’avancée plus rapide qu’attendue de son programme de cessions devrait en revanche se traduire par une hausse de loyers comprise entre 3 et 4%, contre une hausse de l’ordre de 4% initialement prévue.
Le cash flow net courant est resté pratiquement inchangé sur le semestre après prise en compte du paiement du dividende et l’actif net réévalué liquidatif est ressorti à 29,6 euros par titre contre 31,4 euros à fin 2011. Les loyers ont atteint 486,1 millions d’euros à fin juin, contre 471 millions un an plus tôt.
«L’arrivée de Simon Property Group ouvre par ailleurs des perspectives prometteuses en termes de synergies tant sur le plan de la gestion locative que des actions marketing», a souligné Laurent Morel. Début mars, BNP Paribas a cédé à Simon Property Group un bloc de 28,7% dans Klépierre, accélérant ainsi la réduction de la taille de son bilan et dégageant une plus-value de 1,5 milliard d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATMétaux stratégiques : l’autre front des tensions géopolitiques
Derrière les 20 % de brut mondial transitant par le détroit d'Ormuz, la crise affecte directement les métaux. La région détient 10 % des capacités de production d'aluminium, exposées à des dommages permanents, et sécurise 40 à 50 % des exportations mondiales de soufre, un intrant indispensable à l'extraction du cuivre et du nickel. -
PARTENARIATIA: où se situent les vraies opportunité d’investissement ?
L’IA crée des goulots d’étranglement techniques qui se transforment en opportunités majeures pour surperformer le marché. -
Prosus estime avoir réussi son virage stratégique
Le conglomérat technologique néerlandais table sur une hausse de son bénéfice par action sous-jacent comprise entre 19% et 28% pour son exercice clos fin mars 2026.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter