Inditex tient le rythme dans sa course mondiale à la taille
Inditex poursuit sa marche en avant. Faisant fi de la morosité frappant le consommateur sur son marché domestique et en Europe, le distributeur textile espagnol trouve meilleure fortune aux quatre coins de la planète, comme en témoignent une nouvelle fois les résultats publiés hier. Sur le semestre de février à juillet, les ventes ont progressé de 17% à 7,24 milliards d’euros, de 7% à données comparables.
Avec l’ouverture de 166 magasins dans 36 pays en six mois (en ligne selon le groupe avec l’objectif de 480 à 520 nouveaux magasins sur l’ensemble de l’exercice), la toile mondiale d’Inditex se compose en fin de période de 5.693 points de vente dans 85 pays. La part du chiffre d’affaires en Espagne a cédé 4 points en un an à 22%, tandis que celles en Asie et sur le continent américain ont progressé de 3 et 2 points à 20 et 14%.
Mieux, le propriétaire de l’enseigne Zara s’est permis d’associer à ce dynamisme commercial une amélioration de la rentabilité, avec une marge brute en hausse de 1,2 point à 59,6%. De quoi soutenir sur le semestre écoulé une progression de 29% de l’excédent brut d’exploitation (1,62 milliard) et de 32% du résultat net à 944 millions. Des résultats «très solides» pour Aurel, l’analyste de la Société Générale Anne Critchlow saluant quant à elle une «performance spectaculaire» en soulignant qu’«il est très difficile de signaler un quelconque élément négatif». Le groupe tient à mettre en avant dans ce contexte qu’il continue d’investir en Espagne avec un programme de 450 millions touchant particulièrement la logistique.
Inditex, dont le titre a bondi de 50% depuis le début d’année en Bourse de Madrid, «continue de voir des opportunités pour une croissance mondiale au sein de l’ensemble des zones géographiques où il est présent». Il a d’ailleurs ouvert la vente en ligne de Zara en Chine début septembre, dans le cadre d’une stratégie toujours agressive en commerce électronique. Inditex s’est félicité d’un rythme de croissance soutenu à l’entame du semestre en cours, avec des ventes en hausse de 17% (à changes constants) entre le 1er août et le 17 septembre.
Une performance bien supérieure à la croissance de 9% affichée un an plus tôt et qui contraste avec les chiffres décevants affichés lundi par le grand rival H&M, avec une hausse de 6% des ventes ramenée à une baisse de 4% à surfaces de vente comparables.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATMétaux stratégiques : l’autre front des tensions géopolitiques
Derrière les 20 % de brut mondial transitant par le détroit d'Ormuz, la crise affecte directement les métaux. La région détient 10 % des capacités de production d'aluminium, exposées à des dommages permanents, et sécurise 40 à 50 % des exportations mondiales de soufre, un intrant indispensable à l'extraction du cuivre et du nickel. -
PARTENARIATIA: où se situent les vraies opportunité d’investissement ?
L’IA crée des goulots d’étranglement techniques qui se transforment en opportunités majeures pour surperformer le marché. -
Prosus estime avoir réussi son virage stratégique
Le conglomérat technologique néerlandais table sur une hausse de son bénéfice par action sous-jacent comprise entre 19% et 28% pour son exercice clos fin mars 2026.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter