Le groupe a conclu un accord avec une partie de ses prêteurs lui permettant de geler le paiement de ses coupons obligataires, le temps de trouver une solution d’ici à septembre.
Publié le
Olivier Pinaud
Magasin IKKS à Cologne
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Depuis la double rupture de covenant, l’issue était devenue inévitable. En annonçant hier avoir conclu avec une partie de ses prêteurs un accord dit de standstill, permettant de geler sa situation financière, IKKS a donné le coup d’envoi à la restructuration de sa dette, devenue insupportable pour le groupe de prêt-à-porter. Une procédure qui confirme les difficultés du secteur. Avant IKKS, Vivarte ou Camaïeu ont été contraints de restructurer leur dette LBO.
Cet accord tient jusqu’au 20 octobre et permet à IKKS de suspendre le paiement des coupons de sa dette obligataire sans que cela déclenche un événement de défaut. Le groupe devait payer 10,8 millions d’euros à ses prêteurs mi-juillet. Selon une source proche, l’objectif est de trouver un accord de refinancement de la dette d’ici au mois de septembre.
Possible conversion de la dette en actions
En plus de la restructuration de la dette actuelle, composée essentiellement de 320 millions d’euros d’obligations, le plan initial prévoit l’apport d’environ 70 millions d’euros supplémentaires grâce à la mise en place d’un nouveau financement super senior. Des fonds de dette auraient déjà manifesté leur intérêt. L’objectif est de mettre en adéquation l’endettement avec l’Ebitda. Actuellement, les quelque 38 millions d’euros d’Ebitda annuel ne permettent pas de faire face aux 22 millions d’euros de coupon annuel de la dette obligataire, aux 15 millions d’investissement et aux 15 millions de BFR. Selon une source proche, après le trou d’air du début d’année, qui a provoqué la rupture de covenant, l’activité se porte mieux. A fin mai, le chiffre d’affaires a augmenté de 4,5%, soutenu par une croissance de 16% des ventes en ligne.
La restructuration pourrait passer par la conversion d’une partie de la dette obligataire en actions ce qui créerait probablement des tensions entre actionnaires et prêteurs. IKKS est contrôlé à 70% par LBO France, Roger Zannier, l’ancien propriétaire détenant encore environ 30% du capital. Hier, le cours des obligations s’est de nouveau enfoncé pour tomber à 44,6 sous le pair.
IKKS est conseillé par Rothschild & Co et Allen & Overy.
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