La vente de Besson engage Vivarte vers le remboursement de sa dette
Besson Chaussures va changer de propriétaire. Vivarte a annoncé hier l’ouverture de négociations exclusives avec Weinberg Capital Partners et le groupe Philippe Ginestet (Gifi, Tati). Le fonds de private equity détiendra 51% du capital de la chaîne de magasins de chaussures, le solde revenant à son partenaire. Besson a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 264 millions d’euros. Il exploite 133 magasins sous forme de gérance-mandat, situés essentiellement en périphérie des villes.
Le duo Weinberg-Ginestet est arrivé en tête du processus de vente mené par Lazard devant Equistone, a appris L’Agefi. Des acteurs chinois et polonais ont également étudié le dossier. Toutefois, la situation complexe du secteur de l’habillement et de la distribution a rendu difficile le montage des financements, ce qui a pesé sur le prix de cession de Besson. Il serait de l’ordre de 220 millions d’euros, en dessous des ambitions initiales de Vivarte.
95 millions d’euros pour les investissements
Après les cessions de Naf Naf, Kookaï, Pataugas, Merkal et André, la vente de Besson, l’un des derniers joyaux de Vivarte, n’est pas une surprise. L’opération était la seule solution crédible pour permettre au groupe de prêt-à-porter de se mettre en position de pouvoir rembourser l’an prochain la moitié des 600 millions d’euros de dette new money apportés par les créanciers lors de la restructuration de 2014. La seconde moitié doit être remboursée en 2021. Selon l’accord avec les créanciers, Vivarte doit conserver 95 millions d’euros des produits de cession des marques pour ses investissements.
Ces cessions bouclées, Vivarte espère que la génération d’Ebitda de ses dernières marques (La Halle, Minelli, Cosmoparis, Caroll et San Marina) suffira à faire face aux charges financières. Pour l’exercice 2017-2018 clos fin août, Vivarte vise un Ebitda de l’ordre de 108 millions, avec l’ambition de monter à terme à 120 millions. La dette new money paie 4% d’intérêts annuels plus 7% d’intérêts capitalisés payables in fine.
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