Pénalisé par la France, Carrefour déçoit les attentes

Le distributeur a révélé un profit opérationnel inférieur aux attentes en raison notamment d’une contre-performance dans l’Hexagone. Son action est sanctionnée en Bourse.
Agefi-Dow Jones
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Un ancien magasin Cora à Ermont dans le Val d'Oise transformé en magasin Carrefour en octobre 2024  -  JC

L’action Carrefour reflue vendredi matin, alors que le distributeur a publié des résultats inférieurs aux anticipations des analystes au titre du premier semestre de l’année.

Vers 11h20, le titre perdait 4,5%, à 15,8 euros.

Pour la période de janvier à juin 2026, le résultat opérationnel courant (ROC) du groupe s’est établi à 757 millions d’euros, en amélioration de 4,1% par rapport à la période correspondante de l’an passé, mais inférieur de 2,8% au montant de 779 millions d’euros attendu par les analystes.

Cette déception s’explique principalement par la contre-performance de Carrefour en France. Sur son premier marché, le distributeur a réalisé au premier semestre un ROC de 300 millions d’euros, en hausse de 13,8% mais inférieur de 3,8% aux estimations des intermédiaires financiers. Cette déception est notamment due à une mauvaise performance des enseignes Cora et Match, en perte de 75 millions d’euros alors que les analystes d’UBS anticipaient un déficit limité à 48 millions d’euros. Les deux enseignes devraient toutefois être proches de l'équilibre sur l’ensemble de l’exercice.

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Une action décotée

Le chiffre d’affaires TTC semestriel du groupe s’est établi à 43,8 milliards d’euros, contre 43,06 milliards d’euros sur la même période en 2025. En données comparables, c’est-à-dire hors essence, et corrigées des variations de change, des effets calendaires et de périmètre, il est ressorti en hausse de 2,1%.

Carrefour avait présenté mi-février son nouveau plan stratégique à horizon 2030, avec un recentrage sur trois pays «coeur» : la France, l’Espagne et le Brésil, où il détient des positions fortes de numéro un ou de numéro deux. Après avoir bouclé la vente de l’ensemble de ses magasins en Italie en décembre dernier, le groupe de distribution a également finalisé la cession de son activité en Roumanie à la fin du premier semestre.

«La solide performance des marges historiques en France, alliée à des ventes à périmètre comparable fermes et à une bonne tenue des profits en Espagne et au Brésil, renforce notre confiance dans l’exécution et dans la stratégie de Carrefour axée sur ces marchés», notent les analystes d’UBS. Malgré la déception sur le profit opérationnel, ils restent acheteurs d’un titre qui, selon eux, affiche une décote de 30% sur son secteur.

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