Iberdrola veut réduire sa dette de six milliards d’euros sur 2012-2014

L’électricien espagnol vise deux milliards d’euros de cessions en trois ans. Il promet un maintien de son bénéfice et de son dividende sur la période
Bruno de Roulhac

A crise exceptionnelle, moyens exceptionnels. Afin de maintenir une stabilité de ses bénéfices et de son dividende sur la période 2012-2014, Iberdrola vient d’annoncer un plan drastique d’assainissement de sa structure financière.

Concomitamment, l’électricien espagnol a dévoilé une hausse de 12% de son bénéfice net sur neuf mois à 2,4 milliards d’euros, l’international et le renouvelable permettant de compenser une chute de 36% en Espagne à 616 millions.

Iberdrola prévoit de réduire sa dette de 6 milliards d’euros, passant de 32 milliards fin 2011 à 26 milliards fin 2014, afin d’améliorer ses ratios de solvabilité. La moitié, 3 milliards d’euros, devrait provenir du gouvernement, qui s’est engagé à combler le déficit tarifaire, dû notamment aux subventions accordées au secteur photovoltaïque. En outre, Iberdrola mise à la fois sur sa génération de cash, sur la baisse de ses investissements et sur un programme de cessions de 2 milliards d’euros. Déjà, 300 millions ont été engrangés, et des processus de vente sont engagés pour 1,5 milliard. L’impact de ces cessions sera limité à 2% sur l’Ebitda et négligeable sur le bénéfice net, assure l’électricien. Le groupe ne s’interdit pas d’accroître ce programme de désinvestissements de 3 milliards d’euros supplémentaires.

Les investissements nets seront limités à 10,5 milliards d’euros, soit 3,5 milliards par an, un niveau 37% inférieur à celui de la période 2009-2011. Ils seront concentrés principalement sur les réseaux de transmission et de distribution (59%) et sur le renouvelable (25%). Aussi, d’ici à 2014, Iberdrola estime que ses activités régulées – réseau (52%), renouvelable (20%) et Mexique (5%) – contribueront à 77% de l’Ebitda du groupe, contre 68% en 2009. Iberdrola investira en priorité au Royaume-Uni (42%), et en Amérique latine (23%), avant l’Espagne (19%) et les Etats-Unis (16%).

Fort de ses efforts, Iberdrola vise un multiple dette nette sur Ebitda de 3,2 en 2014 contre 4,1 en 2011, et un ratio flux de trésorerie d’exploitation (FFO) sur dette nette de 22% en 2014 contre 19,1% en 2011.

Sur ces trois années, Iberdrola compte dégager un excédent brut d’exploitation (Ebitda) et résultat net en ligne avec les 7,65 milliards et 2,8 milliards d’euros dégagés en 2011, lui permettant de maintenir le versement d’un dividende de 0,30 euro chaque année.

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