General Electric revoit en baisse la croissance de son chiffre d’affaires
Malgré un bénéfice trimestriel conforme aux attentes, le moindre dynamisme du chiffre d’affaires de General Electric (GE) à fin septembre a incité le conglomérat américain à réviser en baisse sa prévision d’activité pour l’ensemble de l’exercice. Keith Sherin, directeur financier du groupe, table désormais sur une progression du chiffre d’affaires annuel «d’environ 3%» contre une hausse de 5% encore attendue le mois dernier. L’objectif d’une croissance «à deux chiffres» du résultat annuel a en revanche été maintenu.
Keith Sherin a précisé que la filiale financière GE Capital, engagée dans un plan de recentrage sur les services financiers les plus rentables, devrait voir son activité reculer d’environ 10% en 2012 contre un repli organique de 5% dans les prévisions initiales du groupe. Cette baisse sera partiellement compensée par une croissance organique des activités industrielles atteignant le haut de la fourchette de 5 à 10% prévue. Sur les 9 premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires affiche une légère baisse de 1% à 108 milliards de dollars (83 milliards d’euros).
Au troisième trimestre, le bénéfice ajusté par action a augmenté de 10% à 36 cents, pour un chiffre d’affaires en hausse de 3% à 36,3 milliards de dollars. Hors effet de change, l’activité a progressé de 6% grâce à une bonne performance des activités industrielles en Chine, en Amérique latine et en Afrique, ce qui a contrebalancé la morosité de la demande européenne. Renforcée depuis deux ans par une série d’acquisitions, principalement dans les secteurs du gaz et du pétrole, la division d’infrastructures énergétiques a accompli le meilleur parcours, avec une progression de 12% de ses ventes, suivie par la division transports (+9%). Mais l’activité a au contraire reculé de 1% dans les divisions aviation et santé.
«Les activités industrielles de GE ont produit un nouveau trimestre de forte croissance organique et nous avons terminé le trimestre avec un robuste carnet de commandes», souligne le directeur général Jeff Immelt, en ajoutant que les marges se sont améliorées «dans l’ensemble des cinq secteurs industriels du groupe pour la première fois depuis le troisième trimestre 2005». A cause d’un environnement difficile, notamment en Europe, GE a annoncé le mois dernier un plan de réduction de ses coûts qui devrait lui permettre d'économiser entre 700 millions et un milliard de dollars l’an prochain.
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