GDF Suez soulage sa dette en ne reconduisant pas le pacte d’actionnaires de Suez Environnement
Anticipant l’expiration du pacte d’actionnaires de Suez Environnement en juillet 2013, GDF Suez a fait part hier soir de sa décision de ne pas le renouveler. Le groupe dirigé par Gérard Mestrallet va ainsi perdre le contrôle de son ex-filiale que lui apporte ce pacte mais entend conserver intacte sa participation de 37,5%. Cette décision lui permet surtout de passer à une mise en équivalence des résultats et de la dette de Suez Environnement dans ses comptes. A ce titre, le groupe portera ainsi une dette de moins de 3 milliards d’euros contre 7,9 milliards au 30 septembre dernier. Un élément essentiel pour GDF Suez, dont la dette nette a flambé en 2012, culminant à 45,9 milliards d’euros à fin septembre (+8,3 milliards d’euros sur neuf mois).
Dans le communiqué, publié à la veille d’une journée investisseurs, le groupe livre un objectif d’endettement net d’environ 30 milliards d’euros à fin 2014. Afin de réduire les coûts, il présente un plan d’actions baptisé «Perform 2015», «en réponse à un environnement européen dégradé». Au cœur de ce plan 2012-2015 figurent deux autres cibles : 3,5 milliards d’euros d'économies sur le compte de résultat et 1 milliard d’euros d'économies sur les investissements et le besoin en fonds de roulement.
Le groupe évoque par ailleurs une augmentation du programme d’optimisation d’actifs (11 milliards d’euros sur 2013-2014) et une adaptation de la politique de recrutement, avec notamment un renforcement de la mobilité interne. GDF Suez a d’ailleurs annoncé la cession à l’italien ERG d’une participation majoritaire dans IP Maestrale, sa filiale transalpine spécialisée dans l'énergie éolienne, pour une valeur d’entreprise de 900 millions d’euros.
Pour 2012, le groupe confirme tous ses objectifs et maintient le dividende. En ce qui concerne 2013, il détaille les prévisions suivantes : résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,1 et 3,5 milliards d’euros (sur une estimation d’Ebitda entre 13 et 14 milliards d’euros après prise en compte de la mise en équivalence de Suez Environnement et impact du programme de cessions), investissements bruts évoluant entre 7 et 8 milliards (soit une réduction de 20%), ratio de dette nette/Ebitda inférieur ou égal à 2,5 fois. Après une autre année difficille en 2014, le rebond des résultats n’interviendra pas avant 2015.
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