EssilorLuxoticca, des risques d’exécution à maîtriser
Que l’union d’Essilor et Luxoticca soit pertinente, l’enthousiasme de la Bourse le montre.
Qu’il soit pour autant assuré du succès ne va pas de soi car les risques d’exécution sont réels.
Ce mariage entre égaux implique un double mouvement contradictoire : un centre de gravité se déplaçant vers la France, où la nouvelle entité sera cotée, un contrôle actionnarial prenant lui le chemin de l’Italie.
Sur ce point, en apportant ses titres Luxoticca à Essilor, Leonardo Del Vecchio, président-fondateur de Luxoticca, détiendra entre 31% et 38% de la nouvelle entité selon l’apport des autres actionnaires de son entreprise à l’offre publique d’échange que leur proposera le français.
Le succès de l’opération dépendra ensuite de deux conditions :
-La dérogation donnée par l’AMF à l’actionnaire italien à l’obligation de lancer une OPA sur le nouvel ensemble dont il pourrait détenir le contrôle ;
-la décision des actionnaires d’Essilor de renoncer aux droits de vote double qui donneraient à coup sûr à M. Del Vecchio le contrôle de l’ensemble.
Sur le plan opérationnel, il faudra réussir une phase où les deux entités continueront à vivre leur vie sous une structure faîtière commune.
M. Del Vecchio en sera Pdg, mais devra partager le pouvoir avec Hubert Sagnières, le Pdg d’Essilor, doté des mêmes droits que lui.
Même souci d’équilibre dans le futur conseil d’administration de seize membres nommés à parts égales par les deux parties, celles-ci conservant d’abord leurs propres conseils.
Enfin, beaucoup dépendra du comité d’intégration chargé de réussir, dans les trois ans, « une intégration harmonieuse ». Il en va de la réalisation des synergies de 4 à 600 millions d’euros espérées.
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