Engie améliore ses objectifs annuels après un solide premier trimestre
Le groupe énergétique vise par ailleurs la signature d’un accord d’ici fin juin avec les autorités belges au sujet de l’extension de deux réacteurs nucléaires.
L'action Engie progresse de 10% depuis le début de l'année.
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Bloomberg
Le fournisseur de gaz et d'électricité Engie a confirmé jeudi ses objectifs pour 2023 tout en précisant viser le haut des fourchettes prévues, après une forte progression de ses résultats au premier trimestre.
«Dans un contexte de baisse de la volatilité et des prix de l'énergie, ainsi que dans un environnement macroéconomique incertain», Engie vise toujours un résultat net récurrent part du groupe (RNRpg) compris entre 3,4 milliards et 4 milliards d’euros et un résultat opérationnel courant (Ebit) hors nucléaire de 6,6 milliards à 7,6 milliards d’euros, a indiqué le groupe dans un communiqué. L'énergéticien a cependant précisé s’attendre à voir ces indicateurs se situer «dans le haut» des fourchettes indicatives.
Le groupe s’est monté confiant pour l’exercice en cours après avoir vu, au cours des trois premiers mois de 2023, son chiffre d’affaires atteindre 29,18 milliards d’euros, un montant en hausse sur un an de 14% en données publiées et de 14,2% sur une base organique. Une telle confiance a rassuré les investisseurs. Après un démarrage en repli, l’action Engie s’est offert en clôture un gain de 0,7% à 14,79 euros.
Profits en hausse de 29%
Le résultat opérationnel courant hors nucléaire a progressé sur un an de 29,8% en données publiées et de 28,8% sur une base organique, à 3,83 milliards d’euros. En intégrant la contribution du nucléaire, l’Ebit s'établit à 4,22 milliards d’euros, contre 3,53 milliards d’euros au premier trimestre 2022.
La croissance de l’Ebit du groupe a notamment été portée par les activités de trading et de gestion des actifs énergétiques, appelées «Global Energy Management & Sales» (GEMS), dont le résultat opérationnel courant a atteint 1,61 milliard d’euros au premier trimestre, contre 980 millions d’euros un an plus tôt.
«Par rapport au premier trimestre 2023, la contribution de GEMS pour les prochains trimestres devrait diminuer progressivement en raison de la combinaison d’impacts non réplicables ainsi que de la contribution des contrats signés en 2022 [...] qui devraient se normaliser dans le futur», a prévenu Engie.
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) hors nucléaire a crû sur un an de 22,8% en données publiées et de 21,9% à périmètre et changes constants, à 4,8 milliards d’euros. En intégrant la contribution du nucléaire, l’Ebitda a progressé sur un an de 21,9% en données organiques, à 5,4 milliards d’euros.
Selon le consensus réalisé par Factset, les analystes anticipaient en moyenne pour le premier trimestre un chiffre d’affaires de 22,76 milliards d’euros.
Engie a par ailleurs indiqué continuer à «travailler de manière constructive avec le gouvernement belge» sur le projet d’extension des réacteurs nucléaires de Doel 4 et Tihange 3. Des progrès ont été enregistrés, mais «certains paramètres importants de l’accord doivent encore être finalisés entre les deux parties», a indiqué Engie.
Le groupe et les autorités belges ont pour «but de signer un accord définitif d’ici le 30 juin 2023», ce qui permettrait le redémarrage des deux unités à partir de novembre 2026, a précisé Engie.
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