Engie améliore ses objectifs annuels après un solide premier trimestre
Le fournisseur de gaz et d'électricité Engie a confirmé jeudi ses objectifs pour 2023 tout en précisant viser le haut des fourchettes prévues, après une forte progression de ses résultats au premier trimestre.
«Dans un contexte de baisse de la volatilité et des prix de l'énergie, ainsi que dans un environnement macroéconomique incertain», Engie vise toujours un résultat net récurrent part du groupe (RNRpg) compris entre 3,4 milliards et 4 milliards d’euros et un résultat opérationnel courant (Ebit) hors nucléaire de 6,6 milliards à 7,6 milliards d’euros, a indiqué le groupe dans un communiqué. L'énergéticien a cependant précisé s’attendre à voir ces indicateurs se situer «dans le haut» des fourchettes indicatives.
Le groupe s’est monté confiant pour l’exercice en cours après avoir vu, au cours des trois premiers mois de 2023, son chiffre d’affaires atteindre 29,18 milliards d’euros, un montant en hausse sur un an de 14% en données publiées et de 14,2% sur une base organique. Une telle confiance a rassuré les investisseurs. Après un démarrage en repli, l’action Engie s’est offert en clôture un gain de 0,7% à 14,79 euros.
Profits en hausse de 29%
Le résultat opérationnel courant hors nucléaire a progressé sur un an de 29,8% en données publiées et de 28,8% sur une base organique, à 3,83 milliards d’euros. En intégrant la contribution du nucléaire, l’Ebit s'établit à 4,22 milliards d’euros, contre 3,53 milliards d’euros au premier trimestre 2022.
La croissance de l’Ebit du groupe a notamment été portée par les activités de trading et de gestion des actifs énergétiques, appelées «Global Energy Management & Sales» (GEMS), dont le résultat opérationnel courant a atteint 1,61 milliard d’euros au premier trimestre, contre 980 millions d’euros un an plus tôt.
«Par rapport au premier trimestre 2023, la contribution de GEMS pour les prochains trimestres devrait diminuer progressivement en raison de la combinaison d’impacts non réplicables ainsi que de la contribution des contrats signés en 2022 [...] qui devraient se normaliser dans le futur», a prévenu Engie.
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) hors nucléaire a crû sur un an de 22,8% en données publiées et de 21,9% à périmètre et changes constants, à 4,8 milliards d’euros. En intégrant la contribution du nucléaire, l’Ebitda a progressé sur un an de 21,9% en données organiques, à 5,4 milliards d’euros.
A lire aussi : Engie électrise le marché en relevant ses objectifs à moyen terme
Selon le consensus réalisé par Factset, les analystes anticipaient en moyenne pour le premier trimestre un chiffre d’affaires de 22,76 milliards d’euros.
Engie a par ailleurs indiqué continuer à «travailler de manière constructive avec le gouvernement belge» sur le projet d’extension des réacteurs nucléaires de Doel 4 et Tihange 3. Des progrès ont été enregistrés, mais «certains paramètres importants de l’accord doivent encore être finalisés entre les deux parties», a indiqué Engie.
Le groupe et les autorités belges ont pour «but de signer un accord définitif d’ici le 30 juin 2023», ce qui permettrait le redémarrage des deux unités à partir de novembre 2026, a précisé Engie.
Plus d'articles du même thème
-
Météo et risques géopolitiques font grimper le prix des céréales
Les attaques contre des navires en mer Noire bloquent les exportations de blé, tandis que la sécheresse ou les pluies excessives dans certains pays producteurs, combinées à l’arrivée prochaine d’El Niño, font craindre une baisse sensible des récoltes. -
Les cours du pétrole reculent en amont d’un durcissement des sanctions contre l’Iran
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide. -
Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
ETF à la Une
Laiqon propose une gestion de fonds assistée par l’IA dans un ETF
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
Contenu de nos partenaires
-
CoulissesPrésidentielle : le plan de bataille du Medef
L'organisation patronale déploie une nouvelle stratégie pour imposer son agenda aux candidats à la présidentielle et asseoir son influence sur le débat public -
Message personnel« On se retournait, il était là » : l’hommage d’Emmanuel Macron à François Patriat
En saluant la fidélité de ce macroniste des origines, Emmanuel Macron souligne l'ingratitude de ceux de son camp qui veulent lui succéder à l'Elysée -
EditorialChefs d'entreprise, enrichissez-vous !
Tous partagent l'idée qu'il suffit d'aligner les promesses pour réguler l'économie par le haut