En pleine forme, Valeo prépare le refinancement de sa dette

L’équipementier relève ses objectifs pour 2013 et vise pour 2015 un chiffre d’affaires de 14 milliards et une marge opérationnelle de plus de 7 %
Olivier Pinaud

Valeo veut profiter de sa santé financière retrouvée pour ouvrir le dossier du refinancement de sa dette. Robert Charvier, le directeur financier de Valeo, a indiqué hier lors de la «journée investisseurs» de l’équipementier automobile qu’une série de réunions avait été lancée pour présenter le modèle de l’entreprise aux investisseurs obligataires. «Nous pourrons choisir ensuite la meilleure solution qui se présentera à nous», a expliqué le directeur financier du groupe.

Valeo a deux lignes à refinancer. La première, un crédit syndiqué de 225 millions d’euros, arrive à maturité en juillet 2012. La seconde porte sur un emprunt obligataire de 600 millions d’euros, avec un coupon fixe de 3,75%. Emis en juin 2005, il arrive à échéance en juin 2013.

L’opération ne devrait pas poser de réel souci à Valeo. L’équipementier automobile a relevé ses prévisions d’activité et de marge pour 2013. Ce surplus d’optimisme était attendu alors que ses précédents objectifs, émis il y a pourtant un an à peine, devraient être démodés dès cette année. Le groupe prévoit désormais un chiffre d’affaires de l’ordre de 12 milliards d’euros en 2013, deux milliards de plus qu’initialement attendu. Aidée par ces volumes plus soutenus, mais aussi par des efforts internes sur les coûts, sa marge opérationnelle devrait tutoyer les 7% en 2013, 0,6 point de mieux qu’espéré il y a un an. Fort d’une visibilité rare dans ce métier, puisque 54% de son chiffre d’affaires pour 2015 est déjà dans le carnet de commandes, Valeo prévoit de réaliser à cet horizon un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros avec une marge opérationnelle supérieure à 7%. La rentabilité des capitaux employés devrait rester au-dessus de 30%.

Résultat, Valeo affiche de nouvelles ambitions en matière d’acquisitions. Le groupe vient ainsi de conclure l’achat du japonais Niles, sa première opération depuis 6 ans (L’Agefi du 24 février 2011). D’autres devraient suivre, pour se renforcer dans les équipements de contrôle des émissions de CO2 ou dans les pays émergents. La direction assure toutefois que celles-ci ne remettront pas en cause le retour espéré de la note de la dette dans la catégorie «investissement». Le meilleur niveau de marge, le contrôle des investissements autour de 4,5 à 5% du chiffre d’affaires, et la stabilité du besoin en fonds de roulement permettront à Valeo de générer 1,8 milliard d’euros de cash flow disponible entre 2010 et 2015.

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