Donald Trump fait chuter le secteur de la santé en Bourse
Le secteur pharmaceutique européen évolue en baisse lundi matin alors que le président américain, Donald Trump, a annoncé son intention de signer, dès lundi, un décret sur la baisse du prix des médicaments.
Selon lui, cela permettra de réduire les prix des médicaments sur ordonnance aux Etats-Unis de 30% à 80%. «Ils augmenteront dans le monde entier pour compenser et, pour la première fois depuis de nombreuses années, apporter l'équité en Amérique ! Je vais instituer une politique de la nation la plus favorisée selon laquelle les États-Unis paieront le même prix que la nation qui paie le prix le plus bas n’importe où dans le monde», a écrit le président américain dans un message sur son réseau Truth Social.
Lors de son premier mandat, Donald Trump avait déjà affiché sa volonté de faire baisser les tarifs des médicaments outre-Atlantique, sans grand succès.
Double peine pour Novo Nordisk
En réaction, les britanniques AstraZeneca et GSK n’en perdaient pas moins 3% et 2% respectivement à la Bourse de Londres en fin de matinée. En Suisse, Novartis reculait de 2,6% et Roche chutait de 4%. Le français Sanofi limitait la casse avec un repli de 1%. Mais ils se reprenaient tous et clôturaient la séance en hausse de respectivement +0,3%, +1,6%, +0,8%, +1,7% et +2,4%.
De son côté, le danois Novo Nordisk abandonnait 4,7% puis revenait à -0,6% en fin de journée. Le laboratoire est également pénalisé par des résultats cliniques dévoilés par son concurrent Eli Lilly selon lesquels son médicament contre l’obésité, Zepbound, serait sensiblement plus efficace que le Wegovy de Novo Nordisk. La perte de poids moyenne obtenue après 72 semaines de traitement avec le produit d’Eli Lilly atteint 20,2% selon l’étude, contre 13,7% avec Wegovy.
Outre-Atlantique, les titres Eli Lilly, Johnson & Johnson et Pfizer perdaient environ 3% lundi dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street. Mais leur évolution s’est inversée après l’ouverture pour finir respectivement à +2,9%, -0,04% et +3,6%.
A lire aussi : Roche investira massivement aux Etats-Unis pour échapper aux tarifs douaniers
Plus d'articles du même thème
-
L’inflation américaine fait de la résistance
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat. -
Le Canada lance ses contre-mesures aux droits de douane américains
Le pays répond « au dollar près », aux droits de douane imposés par les Etats-Unis le 22 août. Le Canada met aussi en place des mesures de soutien interne. -
Les bons du Trésor américains ne sont pas sortis d’affaire
La mauvaise dynamique sur les taux américains, qui a notamment poussé le rendement des US Treasuries à 30 ans au-delà de 5,30% depuis mi-août, un sommet inédit depuis 2007, ne semble pas prête de s’inverser. Retour sur les principaux facteurs de risques.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les ETF actifs engrangent plus de 89 milliards de dollars de collecte en juillet
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
- L’arbitrage entame sa mue pour gagner en efficacité
Contenu de nos partenaires
-
Un jour, mon fils, tout ceci sera à toiLa taxation de l'héritage, une impasse française
Pour financer la baisse des prélèvements sur le travail, la gauche relance l'idée d'alourdir la taxation des gros héritages, avec des espoirs de rendement probablement surestimés. La droite, elle, reste insensible à l'augmentation du patrimoine hérité et refuse toute hausse de la fiscalité -
CompétitivitéMario Draghi de retour pour secourir une Europe « faible »
Deux ans après son rapport sur la compétitivité européenne, l’ex-patron de la BCE lance un club appelant à des mesures urgentes -
Coulisses« C’était long, long, long » : face aux économistes, les sherpas des candidats à la présidentielle déçoivent
Après avoir passé deux heures avec les conseillers économiques des candidats à la présidentielle, les économistes restent sur leur faim