CGG mise sur le potentiel des eaux arctiques russes
CGG se positionne sur la sismique arctique en Russie. Le groupe français, leader mondial de géosciences, crée une joint-venture (JV) avec la compagnie maritime russe Sovcomflot dans les services d’acquisition de données sismiques marines 3D haut de gamme, essentiellement dans les eaux arctiques et subarctiques.
Une bonne nouvelle pour le groupe, qui déclarait au début du mois, lors de son assemblée générale, que l’année 2014 serait encore difficile. «L’équilibre du marché de la sismique offshore est sans doute à son point bas, note Natixis. Une amélioration des marges en 2015 n’est pas exclue».
Cette coentreprise, baptisée Arctic Geophysical Exploration (AGE) et qui siègera à Moscou, sera détenue à 51% par Sovcomflot et à 49% par CGG. Le groupe français apportera un navire certifié glace à 14 streamers (câbles sismiques), et la société russe un navire certifié glace à 8 streamers. CGG réduira ainsi la taille de sa flotte à seize navires. Dans le cadre de son plan de transformation, sa flotte doit passer de 21 à 13 unités en 2016.
CGG et Sovcomflot opéreront quatre navires pour le compte de leurs clients lors de la saison de navigation arctique 2014, avant que la JV soit totalement opérationnelle au quatrième trimestre 2014 et profite du marché sismique 3D attendu en forte croissance dans cette région. «Les eaux arctiques russes constituent une nouvelle frontière dont le fort potentiel a été démontré au cours des deux dernières années», ajoute Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG.
Parallèlement, CGG vient de vendre un système d’enregistrement terrestre 508XT à PanAmerican Geophysical. Il s’agit de la troisième commande de cette nouvelle génération de technologie haut de gamme, développée par Sercel, filiale de CGG. «Si ce contrat reste sans doute d’une taille modeste (5.000 à 10.000 traces selon nous, soit moins de 10 millions de dollars), il montre que les clients commencent à le tester », estime Natixis.
Sur ces annonces, CGG a gagné 2,91% à 10,6 euros. «Dans un environnement où le newsflow reste peu favorable, ces nouvelles devraient contribuer à soutenir le titre à court terme», note Gilbert Dupont, maintenant son objectif de 12,1 euros pour l’action. Pour sa part, Oddo reste à «neutre» sur la valeur en raison «d’une visibilité limitée à court terme, de l’absence de signes de reprise, et de la poursuite du plan de réduction de la flotte».
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