Carrefour veut retirer sa filiale brésilienne de la Bourse de Sao Paulo
Le groupe de grande distribution Carrefour a annoncé mardi soir vouloir racheter en totalité sa filiale brésilienne, détenue actuellement à 67,4%, afin de la retirer de la Bourse de Sao Paulo.
«Cette opération marque une étape majeure dans la consolidation de notre leadership au Brésil, où nous nous développons avec un modèle commercial extrêmement compétitif et grâce à une série d’acquisitions ciblées», a déclaré le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, cité dans un communiqué. «L’achat de la totalité des titres de Carrefour Brésil parachève cette stratégie de constitution d’une position de marché incontestable», a-t-il ajouté.
L’offre proposée aux minoritaires est de 7,70 reals brésiliens (1,29 euro) par action en numéraire ou d’une action Carrefour pour 11 actions Carrefour Brésil, soit un montant global d’environ 5,3 milliards de reals (890 millions d’euros) selon un calcul de L’Agefi Dow-Jones.
Prime de 32%
L’option en numéraire représente une prime de 32% par rapport au cours moyen pondéré du mois écoulé, a indiqué Carrefour, en estimant que l’opération serait relutive dès la première année pour son bénéfice net par action.
La finalisation est prévue d’ici au mois de juin, sous réserve d’approbation par l’assemblée générale de Carrefour Brésil, prévue au deuxième trimestre.
Le deuxième actionnaire derrière Carrefour, le fonds d’investissement Peninsula, s’est engagé à soutenir l’opération.
Plus d'articles du même thème
-
Ofi Invest prend le contrôle de Syncicap AM
Selon des informations de News Asset Pro, Ofi Invest a racheté la participation de Degroof Petercam Asset Management dans Syncicap Asset Management. Le pôle de gestion d’actifs d’Aéma Groupe prend ainsi le contrôle total de la société de gestion hongkongaise. L’information a été confirmée à L’Agefi par une porte-parole d’Ofi Invest. -
Le patron d’Azimut plaide pour un grand pôle italien de la gestion d'actifs
En pleine consolidation bancaire italienne, Pietro Giuliani regarde déjà vers l'étape suivante : celle où, une fois redessinés les équilibres de la banque, il faudra s’attaquer au dossier de la gestion d’actifs. Dans deux entretiens, l’un à La Stampa et l’autre à Milano Finanza, le président-fondateur d’Azimut met en avant le même sujet : la nécessité de défendre et de renforcer une filière italienne de l'épargne, en évitant que le savoir-faire, la clientèle et les capacités de gestion ne finissent progressivement entre les mains d’acteurs étrangers. -
Les acquisitions américaines s'intensifient dans la gestion d'actifs européenne
Les acquisitions de gestionnaires d’actifs et de fortune européens par des groupes américains ont dépassé 14 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon Dealogic, soit leur plus haut niveau sur une période équivalente depuis au moins 1995, date de début de cette série de données, rapporte le Financial Times. Les acheteurs américains cette année incluent des sociétés de gestion concurrentes, des assureurs et des fonds de private equity.
ETF à la Une
Laiqon propose une gestion de fonds assistée par l’IA dans un ETF
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
Contenu de nos partenaires
-
PschittL'opération « Paria économique » de Trump contre l'Iran, ou l'art de menacer sans frapper
L'administration américaine a prévenu les alliés de Téhéran qu'ils s'exposaient à « toute la puissance américaine », alors qu'elle cherche à isoler le régime. Elle rechigne pourtant à dévoiler ses sanctions et à mentionner la Chine, pourtant premier importateur de pétrole iranien -
« Le général doit se retourner dans sa tombe » : la liste « Le Pen-De Gaulle » pour les sénatoriales fait jaser
Dans la Sarthe, le Rassemblement national se vante de compter sur sa liste l’arrière-petite-fille du général de Gaulle, qui a repris son nom de jeune fille pour la campagne. -
TriangulationImmigration, éducation : le subtil « en même temps » électoral d'Edouard Philippe
En proposant d'augmenter de 20 % en cinq ans la rémunération des enseignants, le candidat Horizons tend la main à un électorat classé à gauche