Bruno Le Maire va conseiller le géant néerlandais des semi-conducteurs ASML
L’ancien ministre de l’Economie s’est trouvé un point de chute du côté de Veldhoven, aux Pays-Bas. Le fabricant d'équipements pour puces électroniques ASML a en effet nommé Bruno Le Maire en tant que conseiller auprès du conseil d’administration de la société, a déclaré jeudi à Reuters un porte-parole de la société.
ASML est le plus grand fabricant d'équipements utilisés par les producteurs de puces. Valorisée 277 milliards d’euros en Bourse, la société néerlandaise a déclaré que cette nomination devait être considérée comme faisant partie de ses efforts pour renforcer l’industrie des semi-conducteurs en Europe.
«Nous pensons que des investissements substantiels dans l'écosystème européen des semi-conducteurs sont nécessaires pour renforcer sa position dans la chaîne de valeur mondiale des semi-conducteurs», a indiqué le porte-parole d’ASML. «Nous reconnaissons que cette mission doit être accomplie dans un environnement géopolitique et économique dynamique et, par conséquent, nous recherchons régulièrement des conseils de haut niveau».
L’ancien ministre français, qui a obtenu le feu vert de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, prendra ses fonctions le 1er janvier, quelques semaines avant l’investiture du président élu américain, Donald Trump. Les mesures prises par les Etats-Unis pour limiter les exportations d’ASML vers la Chine ont commencé sous le premier mandat de Donald Trump et ont été étendues, avec l’accord du gouvernement néerlandais, sous l’administration du président Joe Biden.
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Un directeur général français
Bruno Le Maire, 55 ans, a quitté le gouvernement français en septembre. L’année dernière, il a contribué à inciter le fabricant de puces américain GlobalFoundries à participer à une nouvelle usine construite par STMicroelectronics à Crolles, en France, grâce à une aide de l’Etat français de 2,9 milliards d’euros dans le cadre de la loi sur les puces électroniques en Europe (Europe’s Chips Act).
L’ex-ministre avait déclaré à des journalistes à Washington en avril que l’Europe devait «montrer les dents» pour mieux défendre ses intérêts industriels et commerciaux face aux produits chinois fabriqués avec des subventions publiques.
Parmi les cadres que Bruno Le Maire conseillera chez ASML figure le nouveau directeur général Christophe Fouquet, un compatriote qui a pris la tête de l’entreprise en avril.
ASML n’envisage plus de transférer d’importantes activités en dehors des Pays-Bas, après que le gouvernement néerlandais a promis d’investir 2,7 milliards de dollars dans l’infrastructure de la région d’Eindhoven, où l’entreprise est basée. Mercredi, ASML et d’autres entreprises ont déclaré qu’elles contribueraient à hauteur de 230 millions de dollars à ce programme.
(Avec Reuters)
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