Bercy prend des mesures pour attirer les talents étrangers de la tech
Dans le cadre du sommet «Choose France» en amont du forum de Davos, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures destinées à attirer et retenir les talents de la tech sur le territoire français. Avec plus de 5 milliards d’euros levés par les jeunes pousses en 2019 (+39% sur un an) selon les chiffres d’EY, la France est la deuxième place la plus dynamique d’Europe derrière le Royaume-Uni, et entend bien renforcer sa position.
La première mesure concerne les BSPCE (bon de souscription de parts de créateur d’entreprise), les stock-options pour les jeunes entreprises. Alors que seules les sociétés françaises étaient éligibles à ces outils, les start-up étrangères installées en France pourront désormais offrir ces mécanismes d’intéressement à leurs salariés sur les titres de la société mère. Les salariés bénéficiaires de ces BSPCE bénéficieront en outre d’une décote sur leur prix d’exercice par rapport au prix d’acquisition d’actions payé par les derniers investisseurs entrants, dès lors qu’ils ne disposent pas des mêmes droits.
«Cette mesure corrige les différences avec les régimes anglo-saxons. Jusqu’ici, les bénéficiaires de BSPCE achetaient les actions au même prix que les derniers investisseurs qui, eux, obtenaient des actions de préférence, alors que les salariés avaient des actions classiques. L’acquisition d’actions à la vraie valeur permet d’associer plus efficacement les collaborateurs des start-up au succès de l’entreprise, se réjouit Antoine Papiernik, managing partner chez Sofinnova. Et la loi Pacte ayant élargi l’attribution des BSPCE aux administrateurs de start-up, cette mesure est une excellente nouvelle pour attirer les meilleurs spécialistes mondiaux dans les conseils d’administration.»
Pour les attributions gratuites d’actions, autre outil d’intéressement, l’exonération des cotisations patronales, jusqu’à présent réservée aux PME n’ayant jamais versé de dividende, sera étendue aux ETI dans les mêmes conditions, l’idée étant d’accompagner la montée en puissance de ces entreprises en hyper-croissance.
Enfin, Bercy a décidé d’étendre le French Tech Visa aux start-up étrangères basées en France. Il était réservé depuis 2017 aux entrepreneurs étrangers souhaitant créer une start-up dans l’Hexagone ou aux salariés étrangers d’une start-up française, et permettait d’élargir le visa à leur famille, pour une durée de quatre ans renouvelable, sans condition de diplôme ou de nationalité.
Plus d'articles du même thème
-
Lindt limoge son directeur général
Après deux avertissements sur résultats en quelques mois, Adalbert Lechner est débarqué du chocolatier suisse. L'ancien PDG, Dieter Weisskopf, revient par intérim. -
Rubis va abandonner le statut de société en commandite
Les associés commandités vont renoncer à leurs droits spéciaux en échange d’environ 11% du capital. Cette décision devrait rendre l’action plus attrayante pour les investisseurs. -
La communication financière passe par un récit stratégique créateur de valeur
Aux émetteurs de faire preuve de plus de transparence, notamment sur leur guidance et sur leur plan stratégique, et en publiant le consensus des analystes. Des réponses nécessaires à des investisseurs plus exigeants.
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- ASML manifeste les premiers symptômes des limites physiques de l'IA
Contenu de nos partenaires
-
A la vie, à la mortA l'approche des élections, Trump et Netanyahu se serrent les coudes
Le président américain a fini par afficher un soutien très clair au Premier ministre israélien, malgré les divergences des derniers mois -
Flair en défautViolences du 17 octobre : les leçons à tirer pour le renseignement policier
Les grilles d’analyse du renseignement territorial sont obsolètes, jugent plusieurs spécialistes -
RébellionLe fossé se creuse encore entre l'Etat et les départements
L'Etat veut faire participer les départements à l'effort de maîtrise des dépenses publiques. Les élus l'accusent de leur faire les poches, alors qu'ils ne décident pas du poids de leurs dépenses sociales. Le fossé n'a jamais été aussi béant