Le groupe de services informatiques en difficulté a fait un point sur ses projets de cessions et sur sa situation financière. Il a nommé un mandataire ad hoc pour l’aider à discuter avec ses créanciers. Son action plonge.
Atos plonge de plus de 50% en Bourse depuis le début de l'année
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Photo Atos
C’est une demi-surprise. Comme pressenti depuis mi-janvier, Atos a nommé un mandataire ad hoc après avoir engagé de premières discussions avec ses banques «en vue de parvenir à un plan de refinancement de sa dette bancaire», a indiqué le groupe de services informatiques dans un communiqué du 5 février.
Ce mandataire «est un tiers indépendant qui aurait notamment pour mission d’assister la société dans ses échanges, en vue de converger vers une solution financière adéquate dans les meilleurs délais, dans l’intérêt de la société», a annoncé Atos, précisant qu’il s’agissait d’une «procédure amiable permettant de conduire des négociations dans un cadre confidentiel».
Le 29 janvier, le groupe a par ailleurs étendu de six mois un prêt à terme d’un montant de 1,5 milliard d’euros.
Possible dilution
Les discussions avec Daniel Kretinsky en vue d’une cession de la division Tech Foundations se poursuivent, «sans certitude qu’elles aboutissent» alors qu’Airbus étudie toujours les comptes de la branche Big Data & Security dans le cadre d’une éventuelle acquisition.
Les dirigeants d’Atos ont également indiqué renoncer à un projet d’augmentation de capital de 720 millions d’euros en raison du «contexte de marché» et «l’engagement de garantie accordé par BNP Paribas et JP Morgan n’est plus en vigueur».
«Atos informera le marché en temps utile de l’avancée des discussions avec ses banques, de son nouveau plan de refinancement, de ses projets de cession, ainsi que de la possible évolution de sa structure de capital qui pourrait entraîner une dilution des actionnaires existants, en fonction de l’accord sur la structure de refinancement», a ajouté le groupe.
En réaction à ces annonces, l’action Atos s’effondrait de 16% lundi matin à la Bourse de Paris. Elle perd désormais 53% depuis le début de l’année et plus de 70% en un an.
Le ministre des comptes publics, David Amiel, souligne que les exigences imposées aux plateformes agréées sont "les plus élevées d'Europe". Elles se verront toutefois imposer de faire la "preuve en continu" de leur niveau de cybersécurité sous peine de suspension temporaire.
Plus en difficulté, Bigben vient d’entrer en sauvegarde accélérée. Le PDG d’Atari détiendra indirectement près de 43% du capital de la société après les opérations de refinancement.
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