Areva subit la décision de l’Allemagne pour le premier jour de cotation de son action
Pour le premier jour de cotation de ses actions ordinaires, Areva a pâti de la décision de l’Allemagne de sortir du nucléaire d’ici 2022. Les investisseurs réagissaient aussi aux propos de la présidente d’Areva qui a déclaré à la radio BFM Business que les projets de réacteurs nucléaires en cours d’examen devraient être retardés de six à neuf mois pour permettre de passer en revue des données relatives à la sûreté des centrales après la catastrophe de Fukushima. A 12h20, l’action Areva reculait de 3,14% à 29,30 euros dans un volume limité de 11.100 pièces, ce qui en faisait la plus forte baisse de l’indice SBF 120 pour sa part quasiment stable. Le groupe, détenu à près de 87% par l’Etat et dont le flottant ne s'élève qu'à 4%, n'était jusqu’ici coté que sous forme de certificats d’investissement. Mais après la décision de la coalition au pouvoir en Allemagne, ce sont l’ensemble des valeurs liées au nucléaire qui accusaient le coup. A Francfort, les groupes de services aux collectivités RWE et E.ON perdent environ 2% tandis que celles des énergies renouvelables, dont la part pourrait doubler en Allemagne d’ici 2020, font un bond, à l’image de Q-Cells qui gagne 10%.
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