Altice International dévoile ses trimestriels à l’aube d’une semaine clé pour Patrick Drahi
Première étape d’un feuilleton qui s’étalera jusqu’à mardi après-midi, au moins. L’opérateur télécoms Altice International détenu par Patrick Drahi a dévoilé lundi matin les résultats de son deuxième trimestre avant de tenir une conférence téléphonique pour les investisseurs en début d’après-midi à laquelle participera, fait rarissime, le milliardaire franco-israélien. Le 8 août, ce sera au tour d’Altice France, propriétaire de SFR, de présenter ses comptes intermédiaires puis de s’adresser à la communauté financière, à 13h et toujours en compagnie de Patrick Drahi.
Le groupe fortement endetté cherche à rassurer ses créanciers après l’annonce d’une enquête du fisc portugais sur sa filiale locale.
A lire aussi : Altice réussit à étendre la maturité de ses prêts en euros
Altice International a révélé un chiffre d’affaires en hausse de 4,6% au deuxième trimestre 2023, à 1,277 milliard d’euros, un excédent brut d’exploitation (Ebitda) en progression de 4,3%, à 456 millions d’euros, et un flux de trésorerie opérationnel de 241 millions d’euros. L’endettement net a légèrement augmenté pour atteindre 8,552 milliards d’euros après 8,523 milliards à fin mars dernier.
Mesures immédiates
Les dirigeants de l’opérateur ont par ailleurs précisé leurs objectifs pour l’ensemble de l’exercice. Alors qu’ils visaient précédemment «une croissance des revenus, de l’Ebitda et du flux de trésorerie opérationnel», ils anticipent désormais des progressions de ces deux derniers indicateurs de 7% et 13% respectivement, à changes constants.
Concernant l’enquête des autorités fiscales au Portugal, le groupe a indiqué avoir «pris des mesures immédiates et s’efforce de protéger les intérêts du groupe et de toutes les parties prenantes». Des investigations internes ont été lancées et certaines personnes ont été mises en congé pour la durée de l’enquête. Les processus d’approbation des achats sont également en cours d’examen.
Altice International est essentiellement présent au Portugal où le groupe enregistre 56% de ses ventes et de son Ebitda, en Israël et en République dominicaine. La société est également active dans la publicité en ligne via sa filiale Teads.
Patrick Drahi et les dirigeants de l’entreprise organiseront des rendez-vous avec les investisseurs en septembre prochain à Londres et New York.
A lire aussi : Le choix de la raison s’impose chez Casino
Plus d'articles du même thème
-
Les émetteurs high yield déjouent les pièges des refinancements
Le marché primaire euro pour les entreprises à haut rendement est resté très actif en septembre, malgré les tensions sur les taux et, dans une moindre mesure, sur les spreads. Mais les investisseurs se montrent prudents face à des valorisations élevées et des dossiers parfois complexes. -
« La liquidité, c’est la confiance »
Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments, se penche sur la récente fièvre de l'obligataire et les tensions sur les taux. -
«La correction sur les taux nous paraît excessive»
Mikaël Pacot, responsable Investissements Souverains et SSA chez BNP Paribas AM.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant