Alstom ne sortira pas indemne du recentrage de GE
Il y un mois, le gouvernement avait appelé General Electric au respect de ses engagements pris lors du rachat de la branche énergie d’Alstom.
La vigilance s’impose d’autant plus que le recentrage vigoureux de GE annoncé hier laisse prévoir des conséquences sérieuses pour sa filiale française.
Les mesures annoncées par le PDG John Flannery ne concernent pas que l’énergie loin de là. L’électricité, son métier historique, est maintenue au cœur de la stratégie avec la santé et l’aéronautique.
Mais la priorité absolue donnée à la génération de cash-flow, avec la division du dividende par deux, la recherche d’un milliard de dollars de baisse de coûts rien que dans l’énergie et la programmation au niveau groupe de 20 milliards de cessions, laisse prévoir que les métiers les moins rentables seront restructurés ou sortiront du périmètre.
Un métier est nommément visé dans le document publié par GE hier, l’hydroélectricité, jugée trop petite.
C’est d’ailleurs sur le site GE Hydro de Grenoble que 345 emplois sur 800 sont menacé par un plan social.
Le groupe ne cache d’ailleurs pas sa déception s’agissant de son investissement dans Alstom, sa plus grosse acquisition depuis 2013 pour 10 milliards de dollars.
Sa performance par rapport aux attentes est qualifiée de négative par GE qui ajoute qu’il s’agit d’en tirer les « leçons ».
Le conglomérat ne précise pas davantage ses intentions, mais la promesse faite en 2015 de création nette de 1.000 emplois paraît bien lointaine.
Il est vrai que GE risque, en cas de manquement, une amende de 5.000 euros par emploi manquant.
Reste à savoir si cela sera suffisant pour le dissuader de passer aussi la paille de fer en France où il compte quelque 16.000 salariés.
Plus d'articles du même thème
-
Sandra Colinet (Ircantec) : «Nous allons lancer notre premier appel d'offres sur les infrastructures vertes»
Sandra Bernard Colinet, conseillère ISR du président de l'Ircantec, présente dans ce nouvel épisode de Convictions d'Instit, la stratégie du groupe dans les infrastructures vertes -
«Dans le secteur du bâtiment, nous avons encore la capacité d’agir»
Lors de la récente Convention de l’Anacofi, Marjolaine Meynier, députée Renaissance et vice-présidente de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale, a rappelé que le secteur des bâtiments en France représentait la moitié de l’énergie consommée et un quart des émissions à effet de serre. D’où la nécessité de s'engager dans sa transformation pour atteindre l’objectif « zéro énergie et zéro carbone » fixé à 2050…
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX s'envole à Wall Street : Elon Musk lance la plus grande entrée en Bourse de l'histoire
Porté par une demande record, Elon Musk a orchestré depuis le Texas la plus colossale IPO de l’histoire. SpaceX est en passe de devenir un titan boursier malgré des pertes abyssales et une dette colossale -
Tribune libreUne Europe souveraine doit considérer l’IA comme une infrastructure
La souveraineté ne signifie pas l’autarcie qui nous priverait du progrès. Elle signifie la capacité à choisir ses dépendances, à sécuriser ses partenariats, à maîtriser localement certaines capacités critiques et à ne pas abandonner à d’autres les fondations techniques de sa vie collective -
A Evian, Macron lance son dernier tour de piste sur la scène internationale
Ukraine, détroit d'Ormuz, Moyen-Orient... Les crises internationales s'imposent au sommet du G7 qui démarre lundi à Evian