2018 s’annonce encore favorable pour les dividendes
Le millésime 2017 a tenu ses promesses en termes de dividendes. Selon le rapport de Janus Henderson, publié hier à partir des 1.200 plus grandes capitalisations boursières mondiales, le montant cumulé des dividendes bruts versés l’an dernier a atteint un pic de 1.252 milliards de dollars (1.008 milliards d’euros), soit une progression de 7,7%, la plus forte depuis 2014. La hausse s’élève à 6,8% sur la base des dividendes sous-jacents, calculés hors impact des fluctuations de change, dividendes extraordinaires, dates de paiement et changements indiciels. «Les entreprises enregistrent une croissance des profits et des flux de trésorerie solides qui leur permettent de financer des dividendes généreux», commente Ben Lofthouse, gérant du Global Equity Fund chez Janus Henderson.
Si Royal Dutch Shell occupe pour la deuxième année de suite le haut du podium, le pétrolier anglo-néerlandais est suivi par China Mobile qui a gagné 18 places en un an. L’opérateur mobile a ainsi relégué au troisième rang l’américain Exxon Mobil qui a lui-même poussé son compatriote Apple en quatrième position. Toutes les régions affichent des dividendes en hausse, onze des 41 pays analysés ayant de surcroît enregistré de nouveaux records comme les Etats-Unis, le Japon, la Suisse, Hong Kong, Taiwan ou les Pays-Bas.
Hors Royaume-Uni où les dividendes sous-jacents ont augmenté de 10%, l’Europe continentale est à la traîne avec un gain de 2,7% sur l’année écoulée. C’est la seule région à afficher une contraction (-7,3%) des dividendes versés au quatrième trimestre. Cette contre-performance tient surtout à quelques sociétés ayant privilégié la protection de leur bilan, comme les français EDF et Engie ou l’espagnol Telefonica. Sur l’ensemble de 2017, «les dividendes sous-jacents sont demeurés quasi stables dans l’Hexagone et ils ont reculé pour la troisième année d’affilée en Espagne», souligne l’étude.
Seuls cinq secteurs (boissons, habillement, médias, grande distribution, téléphonie fixe) ont diminué leurs dividendes d’un an sur l’autre, tandis que 31 autres les ont relevés, l’industrie minière en tête (+27,2% en données sous-jacentes). Après une croissance respective de 6,4% des dividendes sous-jacents et de 11,7% des dividendes totaux versés au dernier trimestre 2017, l’exercice en cours devrait à nouveau bénéficier d’un contexte économique solide. La société de gestion anticipe une progression respective de 6,1% et de 7,7%, conduisant à un nouveau pic de 1.348 milliards de dollars.
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