Sofinnova se spécialise dans les sciences de la vie et lève 240 millions d’euros
Dans un environnement peu propice aux levées de fonds, Sofinnova Partners (Sofinnova), l’un des principaux acteurs du capital risque, est parvenu à clôturer un véhicule de septième génération de 240 millions d’euros. Ce fonds, dont la levée a été initiée en novembre 2011, succède à celui levé en 2008 pour 260 millions d’euros.
Alors que les précédents véhicules étaient dédiés à des investissements dans les sciences de la vie et les technologies de l’information, le septième fonds sera investi exclusivement dans le premier domaine. «Il s’agit probablement du plus important fonds axé sur les start-up dans les sciences de la vie», indique Denis Lucquin, président de Sofinnova. La société de capital risque prévoit de réaliser entre quinze et vingt investissements sur les quatre prochaines années dans la biopharmacie, l’instrumentation médicale et les biotechnologies industrielles.
L’Europe «reste notre territoire de prédilection, avec environ deux tiers des investissements réalisés et un tiers dans le reste du monde», explique le président. «Si historiquement, nos investissements dans le reste du monde ont systématiquement été réalisés aux Etats-Unis, nous regardons également au-delà, en Chine, au Brésil ou encore en Inde», ajoute Antoine Papiernik, partenaire associé.
Pour ce dernier fonds, «la base d’investisseurs est restée relativement inchangée. On note toutefois l’absence d’investisseurs américains, qui constituaient il y a quinze ans la moitié de nos ressources», souligne Antoine Papiernik. «Le venture est un secteur compliqué pour lever des fonds, mais l’Europe l’est plus encore», résume Denis Lucquin. Les investisseurs du fonds VII étaient pour 22% d’entre eux d’origine française, pour 71% européens (hors France) et 7% répartis dans le reste du monde.
Les fonds de fonds ont représenté 39% des investisseurs, contre 28% pour les assureurs et les institutions financières et 17% pour les fonds de pension. Alors que «le taux de rentabilité moyen du capital risque est négatif, Sofinnova dégage une rentabilité (TRI) de l’ordre de 13 à 15%», souligne Denis Lucquin, pour expliquer le succès de cette levée de fonds.
La société lève parallèlement un fonds d’amorçage exclusivement dédiée aux biotechnologies industrielles, dont l’objectif est de 30 millions d’euros. Un premier bouclage a été réalisé pour 25 millions d’euros.
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