Schneider Electric lance son OPA sur Aveva
L'équipementier électrique Schneider Electric a annoncé mardi avoir déposé une offre de rachat sur les 41% d’Aveva qu’il ne détient pas encore au prix de 31 livres sterling par action, hors dividende.
Cette offre valorise l’ensemble du capital social d’Aveva à 9,48 milliards de livres sterling, soit environ 10,85 milliards d’euros, sur une base entièrement diluée. Le groupe déboursera donc environ 4,4 milliards d’euros pour racheter 41%.
«En complément, si un dividende intermédiaire d’une valeur maximum de 13 pence était annoncé par le conseil d’administration d’Aveva, eu égard à la période d’activité d’une durée de six mois se terminant le 30 septembre 2022, celui-ci serait payé sans entraîner une réduction du prix d’offre proposé», a précisé Schneider Electric dans un communiqué.
Dans un document réglementaire transmis à la Bourse de Londres, Schneider Electric indique que le comité indépendant mis en place par le conseil d’administration d’Aveva prévoit de recommander l’offre à ses actionnaires.
La finalisation de l’opération est attendue au premier trimestre 2023.
Juste à temps
Schneider Electric est devenu l’actionnaire majoritaire d’Aveva en septembre 2017. Le groupe français en détient 59% depuis mars 2021, à la suite de sa participation à l’augmentation de capital lancée par l'éditeur britannique de logiciels industriels dans le cadre de son rachat d’OSIsoft.
Schneider Electric avait indiqué fin août son intérêt pour un rachat des 41% d’Aveva qu’il ne détient pas encore. Le droit boursier britannique obligeait le groupe français à déposer une offre avant 17h, soit 18h00 heure de Paris, ce mercredi.
En Bourse, l’action Schneider Electric reculait de 0,20% mercredi en début d’après midi en réaction à ces annonces après avoir perdu plus de 2% en début de séance. De son côté, le titre Aveva grimpait de 2%.
Plus d'articles du même thème
-
Safran discute d'une offre de 2,2 milliards d'euros sur Exail Technologies
L'équipementier aéronautique négocie avec la famille Gorgé un rachat de son bloc de 41 % du capital du spécialiste des drones sous-marins au prix de 128,50 euros par action. Une telle reprise entraînerait une OPA sur le pensionnaire du SBF 120. -
EasyJet entrouvre la porte à Castlelake
Le fonds américain voit rejetée sa 4e offre, portée à 4,93 milliards de livres, sur le groupe de transport aérien. Mais il va pouvoir accéder à une partie des comptes. -
Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
La société de gestion du fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
PyromaneNick Stewart, l’ex-lobbyiste anti-Iran chargé par Donald Trump de négocier avec le régime
Conseiller de Steve Witkoff, Nick Stewart représente les États-Unis dans les discussions techniques avec l'Iran qui se tiennent mardi et mercredi à Doha. Une nomination surprenante pour ce partisan d'une politique de pression maximale sur Téhéran, aujourd'hui chargé de mettre en œuvre un mémorandum jugé trop généreux -
La Fabrice de l'Opinion« L'espace va devenir une infrastructure critique pour notre économie et notre quotidien »
L'Europe peine à structurer sa stratégie spatiale face à la montée en puissance de la Chine et les défis de souveraineté posés par le New Space américain -
Union des droitesDevant les patrons, Sarah Knafo et David Lisnard listent leurs points communs
Réunis mardi pour un déjeuner-débat par le mouvement patronal Ethic, l'eurodéputée Reconquête! et le candidat Nouvelle Energie se sont présentés comme les deux seules voix libérales de la campagne présidentielle