Rivage fait monter en puissance son activité de dette d’infrastructures
La société de gestion Rivage a réalisé, le 1er juillet, le premier closing de son fonds professionnel spécialisé (FPS) en dette d’infrastructures à hauteur de 172 millions d’euros avec une dizaine d’institutionnels. Egalement fonds de prêts à l’économie (FPE), Rivage Euro Dette Infrastructure sera rouvert à l’occasion de trois prochaines échéances «liquidatives» (fin septembre, fin décembre, fin mars), avec pour objectif d’atteindre au moins 250 millions d’euros dès la première.
Ce fonds arrive après un fonds commun de titrisation (FCT) de 200 millions clos en octobre pour un assureur allemand, et deux autres FPS, chacun dédié à un assureur français dans l’intervalle, pour plus de 200 millions. «Depuis plus de deux ans, nous souhaitions proposer une plate-forme dette d’infrastructures avec la plus grande souplesse possible en termes de véhicules pour les investisseurs», explique Hervé Besnard, directeur général de Rivage Investment. L’équipe de 4 gérants est dirigée par Alain Grandel, ancien responsable financement d’infrastructures de BNP Paribas.
Rivage investit donc en dette senior, en Europe et en euros, en mutualisant les capacités de ses véhicules en fonction de leurs contraintes pour des tickets de 10 à 50 millions par projet, avec une quinzaine de lignes par fonds. Ceux-ci peuvent ainsi être plus ou moins exposés aux risques de construction (jusqu’à 70% de «greenfield»), à l’Europe du Sud, aux taux variables (en privilégiant a priori les taux fixes). L’équipe passe systématiquement par des banques pour l’origination des prêts, même si elle peut participer à leur structuration. Elle préfère également les prêts aux obligations, avec une duration moyenne de 10 ans (maturités jusqu’à 30 ans sur les PPP), et vise un rendement d’au moins 4% nets par an.
«Dans le contexte actuel de resserrement des spreads, la dette d’infrastructures offre l’une des meilleures primes d’illiquidité pour des investisseurs qui ont un passif adapté, conclut Hervé Besnard. Notre approche en ‘valeur relative’ nécessite de pouvoir aussi investir sur des opérations plus petites, d’être souple sur les segments visés, en privilégiant les infrastructures ‘utiles’ à l’économie et dont l’éventuel ‘risque trafic’ repose sur un historique plutôt que sur un modèle théorique.»
Rivage a déjà réalisé six investissements, pour 100 millions d’euros, dans les réseaux de chaleur, la production d’électricité, le traitement des déchets ou l’éolien «onshore».
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose