Reprise attendue des opérations de fusions-acquisitions en Russie
Après une année 2009 peu fructueuse en termes d’opérations de fusions-acquisitions (M&A), une reprise des grandes manœuvres est attendue en 2010. Et le marché russe ne devrait pas déroger à la règle. L’étude annuelle réalisée par le cabinet d’avocats CMS Russie et Mergermarket note «des signes annonciateurs d’une reprise de la confiance dans le secteur».
Après une contraction des transactions sur le marché russe en 2009, de 40% en volume et 52% en valeur, le volume global des fusions-acquisitions devrait se reprendre en 2010 selon 58% des responsables M&A et Corporate Finance d’entreprises russes interrogés. «Il est probable que le marché se montre plus actif qu’en 2009, précise Jean-François Marquaire, directeur général de CMS Russie. Le lancement du programme de privatisation et de cessions d’actifs des grandes banques d’Etat, prévu au second semestre, laisse notamment entrevoir de belles opportunités, à la fois pour les investisseurs russes et les acteurs internationaux».
Ainsi, la grande majorité des personnes interrogées, près de 77%, envisagent une internationalisation accélérée du marché. L’an passé, seules 47 des 164 opérations réalisées en Russie ont été engagées par des acteurs internationaux, pour une valeur de 3,4 milliards d’euros (contre 12,7 milliards en 2008). En 2010, les personnes interrogées visent «une augmentation du nombre de fusions-acquisitions opérées sur des cibles russes par des acteurs étrangers». Les acquéreurs russes devraient quant à eux cibler en priorité les marchés asiatiques et pacifiques, en particulier les secteurs des nouvelles technologies, de l’énergie, des mines et des services aux collectivités.
Plus globalement, 48% des membres du panel misent sur des opérations dans le domaine des nouvelles technologies et seulement 8% envisagent des opérations dans celui de la construction. La cession d’actifs non stratégiques par les grandes entreprises sera le principal levier de la croissance sur le marché russe.
Enfin, 69% des personnes interrogées considèrent que la valeur moyenne des transactions réalisées sur le marché russe en 2010 s’établira à moins de 250 millions d’euros, contre une moyenne de 107 millions d’euros l’an passé.
Toutefois, «l’accès au crédit et le manque de liquidités représenteront le premier ou l’un des principaux freins à la réalisation les opérations, selon 62% des personnes interrogées».
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