L’industrie européenne est menacée de pillage par le plan Biden anti-inflation. Mais en Europe, un consensus est loin de se dégager sur les réponses à apporter.
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Alexandre Garabedian
Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction de L’Agefi.
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Un allié se respecte. La visite officielle d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis aura au moins permis de rappeler cette vérité en mettant le doigt sur le sujet qui fâche : les subventions massives de Washington aux entreprises qui s’installeraient sur le sol américain, sous couvert de plan anti-inflation. A quoi bon vanter le front uni de l’Occident et ses valeurs démocratiques face à l’agresseur russe et la menace chinoise si, dans le même temps, l’Inflation Reduction Act (IRA), cette législation adoptée au cœur de l’été, menace l’Europe d’un pillage de son industrie ? Au terme de cette offensive diplomatique menée au nom du Vieux Continent, la France a arraché à son partenaire quelques promesses d’ajustements. Mais l’IRA étant désormais revêtu de l’onction du tout-puissant Congrès américain, c’est bien en Europe que se joue le combat de la réindustrialisation et de la lutte contre le protectionnisme.
Les Vingt-Sept ont beau prétendre que leur vision ingénue de la mondialisation n’a plus cours, on cherche en vain de leur côté une réponse puissante et commune. Mettre en place un Buy European Act, comme le propose Paris, pour que la commande publique bénéficie aux entreprises européennes ? Voilà plus de trente ans que le concept échoue à recueillir le consensus. Il vaut par la force du slogan, plus que par sa capacité à rivaliser avec les centaines de milliards de l’Inflation Reduction Act. User de rétorsions commerciales, comme nous y autorisent les dernières réglementations sur la protection des investissements étrangers et la réciprocité des aides d’Etat ? L’Europe démontrerait enfin qu’elle a jeté sa naïveté aux orties, mais trop de pays membres, attachés au libre-échange, craignent d’employer cette arme. Il faudrait aussi assumer les conséquences inflationnistes d’une telle politique sur le prix des importations. Subventionner lourdement à notre tour nos industries, par le biais de ce fonds de souveraineté que pousse la Commission européenne ? Sans doute, mais à quel prix pour des finances publiques déjà exsangues, et dans quels délais, alors que les 750 milliards d’euros du plan NextGeneration EU sont loin d’être déployés ?
Agenda allemand
Pire, tous les signaux venus d’Allemagne plaident pour la division plutôt que l’union : les réticences allemandes vis-à-vis du nucléaire – avantage compétitif français –, la visite solitaire d’Olaf Scholz à Pékin, l’annonce d’un plan de soutien massif sans avertir ses partenaires… Berlin n’a qu’un impératif, réparer un modèle de croissance qui devait ses succès au gaz russe bon marché et au commerce avec la Chine. Il n’est plus question, outre-Rhin, comme au temps du Covid, de mettre la signature de la première économie de la zone euro au service d’une nouvelle relance financée par emprunts communs. Et l’on voit mal comment la France, incapable de tenir ses promesses de réformes et de sérieux budgétaire, pourrait rallier son voisin à sa cause.
Le nouveau président de la Fed a annoncé jeudi la liste des responsables des cinq groupes de travail chargés d’examiner une nouvelle approche de la banque centrale sur les aspects clés de sa politique monétaire. Dont Mervyn King, ancien gouverneur de la BoE, et l'investisseur Marc Andreessen.
Les décisions politiques augmentent les risques sur l’inflation et les taux courts. La croissance de l’IA et la défiance générale, synonyme de prime de terme, se retrouvent dans les anticipations sur les taux longs. Résultat, l’administration Trump paraît loin de pouvoir tenir ses promesses sur le niveau des taux.
L’Eurogroupe se réunit les 9 et 10 juillet à Bruxelles et doit aborder d’importants sujets économiques et financiers comme le rôle international de l’euro ou la future fonction de supervision de l’Esma.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, évoque des « comportements inacceptables », qui « relèvent désormais de la Justice ». Les individus ont été interpellés dans 22 départements
Au total, d’après les autorités, 4 118 personnes ont été tuées, tandis que 16 740 ont été blessées par le double séisme du 24 juin. Vendredi 10 juillet, Caracas a été le théâtre d’un autre tremblement de terre, de magnitude 3