Pétrole: l’Opep+ trouve un accord conditionnel pour baisser la production
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Fabrice Anselmi
-
Siège de l'Opep à Vienne. Photo Opec.
Les pays producteurs de pétrole de Opep associés à d’autres pays producteurs comme la Russie dans l’organisation informelle Opep+ ont trouvé un accord de principe, jeudi soir, afin de réduire leur production globale de 10 millions de barils/jour (mbj) à compter du 1er mai, pour deux mois, avant un ajustement de 8 mbj jusqu’à fin décembre.
Mais l’accord, s’il montre une reprise des discussions entre l’Arabie saoudite et Moscou, est conditionné à une participation du Mexique. Mexico pourrait se décider ce vendredi à l’occasion de la réunion des ministres de l’Energie du G20 prévue à 12h GMT (14h CET). Le pays avait proposé jeudi de réduire sa production de 100.000 barils/jour (de 1,78 à 1,68 mbj) alors que l’Opep+ demandait 4 fois plus.
Au cours de la téléconférence du G20, les pays de l’Opep+ tenteront également de demander à d’autres pays, dont les Etats-Unis, de réduire leur production de 5 mbj supplémentaires.
Ces initiatives visent à enrayer la chute des cours du pétrole qui a dépassé 50% depuis le début de l’année. Un désaccord au sein de l’Opep+ le 6 mars - avec un arrêt brutal des réductions de production le 1er avril - s’est conjugué l’arrêt de l’économie à cause de la crise du coronavirus, qui a fait chuter la demande mondiale de 30 mbj actuellement environ au lieu de 100 mbj habituellement.
L’accord en vue fonde l’ajustement d’environ 22% par pays sur les bases de production d’octobre 2018, sauf pour l’Arabie saoudite et la Russie, pour lesquels une base de 11 mbj a servi de référence. Pour les marchés, une réduction de 10 mbj - sur près de 50 mbj pour les pays concernés - ne suffira pas à relancer les prix, mais devrait permettre à l’Opep+ de mettre les autres pays comme les Etats-Unis devant leurs responsabilités.
En attendant, les cours avaient chuté après les premières rumeurs de cet accord jeudi après-midi : à 23,31 dollars/baril, -15% dans la soirée pour le contrat mai 2020 sur le brut WTI, à 31,82 dollar/baril, -10% pour le contrat juin 2020 sur le Brent, sans pouvoir se reprendre avec la fermeture des marchés pour le week-end de Pâques.
Vendredi matin, les agences de presse, notamment saoudienne et russe, évoquaient une téléconférence organisée après le meeeting Opep+ au cours de laquelle le roi Salman d’Arabie saoudite, le président russe Vladimir Poutine et l’américain Donald Trump ont évoqué l’importance de la coopération entre producteurs pour atténuer la volatilité des prix pétroliers.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
Les cours du brut ont enregistré une troisième journée de hausse alors que Donald Trump n’a pas prolongé l’accord intermédiaire signé en juin avec l’Iran qui est passé à une posture militaire défensive. Les risques de pénurie refont surface malgré la recherche de routes alternatives au détroit d’Ormuz.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
EXCLU WSJ. Les sociétés technologiques font les yeux doux aux démocrates et recrutent des conseillers pour préparer d’éventuels démêlés judiciaires si les républicains venaient à perdre le contrôle de la Chambre des représentants lors des midterms de novembre
Quatre Français sont portés disparus après la coulée de boue qui a ravagé des vallées entières au Népal et en Chine. On compte par ailleurs 633 décès et environ 3 000 disparus. Les secours sont à pied d’œuvre
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer