Pascal Poupelle s’attachera à relancer le développement de RBS en France
C’est Pascal Poupelle qui sera chargé de relancer les activités de RBS en France, en Belgique et au Luxembourg. La banque britannique a choisi l’ancien directeur général de Dexia Crédit Local, pour remplacer Philippe Wahl, parti en janvier à la Banque Postale. Pascal Poupelle avait lui-même quitté le groupe franco-belge fin 2010, en raison, dit-on, de divergences avec Pierre Mariani, après avoir redimensionné le métier du financement des collectivités locales.
Il prendra ses fonctions le 2 mai, à la tête d’une banque qui a tourné la page de sa restructuration. La période 2008-2010 a en effet été placée chez RBS France sous le signe de la réduction du bilan et des effectifs. Avec une double contrainte: la gestion de la fusion avec ABN Amro dans l’Hexagone, réalisée en pleine crise, et les difficultés de sa maison-mère. La restructuration s’est traduite par la suppression d’un quart environ de l’effectif, qui atteignait 400 collaborateurs au lendemain de la fusion avec ABN Amro, et par l’arrêt des métiers les plus risqués ou consommateurs de fonds propres (financement immobilier structurés, LBO…). Le groupe a aussi vendu en mai 2010 ses activités d’affacturage en France à General Electric.
Depuis 2010, la banque affiche à nouveau ses ambitions de croissance, dans des activités plus économes en fonds propres, comme le marché primaire obligataire, l’un de ses traditionnels points forts. En revanche, la relance du conseil en fusions et acquisitions vient de connaître un contretemps. Débauché chez Rothschild en 2010, le patron de l’activité, Pierre Albouy, a préféré rejoindre ce mois-ci une boutique, Aforge Finance. La greffe n’ayant pas pris, RBS recherche son successeur.
Pascal Poupelle apporte un carnet d’adresses bien fourni. Ce polytechnicien de 56 ans a longtemps dirigé les relations avec les entreprises et les institutionnels au Crédit Lyonnais, puis chez Calyon, jusqu’à devenir en 2007 directeur général adjoint de la banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole. C’est dans le financement du secteur aérien, grande spécialité de la banque au lion, qu’il a fait ses classes à partir de 1988, après dix ans au ministère de la Défense puis des Transports. Atout supplémentaire dans une banque anglo-saxonne, il a aussi passé sept ans à New York, entre 1994 et 2001, comme patron des activités de marché puis de la BFI du Crédit Lyonnais aux Etats-Unis.
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