Omnes Capital monte en puissance dans les énergies renouvelables
La formule semble fonctionner. La société de capital investissement Omnes Capital annonce la première clôture de son fonds Capenergie 4, à 380 millions d’euros. Comme sur les précédents véhicules de la gamme, l’objectif de Capenergie 4 est d’investir sur des entreprises européennes développant des énergies renouvelables afin de les amener à devenir indépendantes. Avec un objectif total de 500 millions d’euros, ce fonds devrait rapidement atteindre plus de deux fois les encours de Capenergie 3, lancé en 2015 et qui avait levé 245 millions d’euros. Sur sa nouvelle offre, la société indique par ailleurs avoir «reçu le soutien de ses investisseurs historiques et de nouveaux investisseurs institutionnels français et internationaux».
La Banque européenne d’investissement (BEI), qui avait déjà investi 45 millions d’euros sur Capenergie 3, s’est en effet à nouveau engagé à hauteur de 75 millions d’euros. Sur les 4 milliards d’euros sous gestion que compte la société, les fonds Capenergie et les mandats dédiés sur la thématique de l’énergie verte totalisent aujourd’hui, hors Capenergie 4, 1,2 milliard d’actifs sous gestion, dont 900 millions investis.
Le gérant considère que le marché sur lequel il se positionne va connaître un fort développement dans les années à venir. «Nous estimons que les besoins en financement dans les énergies renouvelables en Europe représenteront environ 200 milliards d’euros dans les dix ans à venir, dont un quart sera constitué de fonds propres», anticipe Serge Savasta, associé gérant chez Omnes.
La société a d’ores et déjà annoncé un premier investissement de 30 millions d’euros, sous la forme d’une prise de participation minoritaire, dans Better Energy, premier fournisseur d’énergie solaire danois. Cette société développe actuellement une capacité de 5 gigawatts (GW) au Danemark et en Pologne.
Le fonds devrait être investi aux deux tiers sur des sociétés du secteur solaire et éolien et pour un tiers dans des projets hydroélectriques. «Nous sécurisons un grand nombre de projets en phase de développement (projets dits greenfield). Nous demeurons donc assez peu sensibles à l’inflation des valorisations que nous pouvons parfois observer sur des projets déjà en phase d’exploitation (les projets dits brownfield)», précise Serge Savasta. Comme sur ses autres produits de la gamme, le gérant compte servir un taux de rendement interne (TRI) net investisseur de 10 %.
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