Nathaniel Rothschild cherche à cloner le succès du fonds Vallar dans l’énergie
Tony Hayward s’appuie sur l’expérience de Nathaniel Rothschild pour faire son come back. Contraint à la démission suite à la marée noire au large du Golfe du Mexique, l’ancien directeur général de BP a annoncé, avec le financier français, l’introduction à la Bourse de Londres d’un véhicule d’investissement consacré aux actifs pétroliers et gaziers dans les pays émergents. La coquille vide espère lever un milliard de livres, soit environ 1,15 milliard d’euros grâce à cette opération.
Les actions seront émises au prix unitaire de 10 livres et leur placement auprès des investisseurs devrait être bouclé autour du 20 juin avec pour ambition de faire partie des happy few du secteur énergétique cotés sur le FTSE 100. L’opération, dirigée par Credit Suisse, est réservée à des fonds internationaux et souverains.
Les quatre fondateurs de la société (Tom Daniel, ex-Schroders, et Julian Metherell, ex-Goldman Sachs), se sont engagés sur un apport initial de 100 millions de livres chacun, dont 20 millions en titres destinés à servir à une première acquisition. Nommée Vallares, la société sera fondée sur le même modèle que Vallar, l’entité de Nathaniel Rothschild dont les actions ont progressé de 21% depuis son introduction sur le marché londonien l’année dernière. Vallar a démontré son succès en mettant 3 milliards de dollars sur la table pour prendre rapidement le contrôle de deux pépites du secteur minier indonésien, Berau Coal Energy et Bumi Resources, avec une décote de 50% par rapport aux références du secteur.
Tony Hayward, qui conserve un poste de directeur non exécutif chez Glencore, a indiqué que le capital levé ne servira pas à racheter des actifs mais à assurer le financement d’une société émergente avec «une bonne qualité d’actifs qui n’a ni le capital ni la capacité d’en lever mais qui ne souhaite pas non plus se mettre en vente». Vallares espère séduire des sociétés de taille moyenne, avec des valorisations comprises entre 5 et 13 milliards de dollars, en leur offrant un accès au marché des capitaux londonien. La société aurait déjà une douzaine de cibles en tête. Les analystes mettent cependant en doute la capacité du nouveau véhicule à répliquer la performance de Vallar, dans un secteur où les valorisations ont progressé avec les prix du pétrole.
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