Nathalie Aufauvre (ACPR) : «Les banques devront produire leurs plans de transition vers 2025»
Fin 2022, les établissements bancaires signataires de la NZBA (Net Zero Banking Alliance) ont rendu publics leurs objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030 et 2050, pour les secteurs les plus émissifs. Ils travaillent actuellement à la mise en forme de plans de transition, qui seront la traduction opérationnelle de ces objectifs de moyen et long terme.
Lors de la conférence «Banques et finance verte» organisée par L’Agefi le 18 avril dernier, Nathalie Aufauvre, secrétaire générale de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a précisé les attentes de son institution, qui cette année comme depuis trois ans, se penchera sur les engagements climats du secteur financier.
Si le reporting réglementaire est une photo, et les stress tests, une vidéo, une projection, ces plans, qui sont à l’origine des engagements volontaires, viennent éclairer les conditions de la mise en œuvre de la transition vers la neutralité carbone. Pour les rédiger, les établissements doivent définir une méthode, faire évoluer leur organisation, définir des objectifs mais également des jalons intermédiaires. «Ce dernier point est très important pour nous superviseurs, dont le rôle est de vérifier que les établissements sont bien engagés dans une transition, que ces plans sont cohérents avec une approche sectorielle nationale», a-t-elle déclaré.
L’EBA (European Banking Authority) travaille actuellement à la rédaction de lignes directrices destinées à accompagner les banques dans l’élaboration de ces plans.
Plus d'articles du même thème
-
Carlos Araujo (Allianz France) : « Nous pouvons faire grandir l’économie française et européenne »
Le directeur des investissements durables d’Allianz, invité à l’occasion du Private Market Day organisé le 2 avril 2026 par L’Agefi, analyse comment les investissements qui répondent aux enjeux ESG peuvent contribuer à la croissance des secteurs stratégiques de l’économie française et européenne. -
Tiphaine de Borne (Harmonie Mutuelle) : « La résilience européenne repose sur la souveraineté et l’adaptation climatique »
A l’occasion du Private Market Day organisé par L’Agefi le 2 avril 2026, la responsable ISR d’Harmonie Mutuelle a livré son analyse sur la compatibilité entre investissements sur le thème de le souveraineté et engagements ESG. -
« Le droit au silence a une portée assez limitée dans le contentieux financier »
Récemment consacré en matière financière par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, le droit au silence constitue une avancée pour les justiciables. Mais sa portée devrait être restreinte, alerte Silvestre Tandeau de Marsac. -
Natasha Cazenave (Esma) : « La stabilité du cadre réglementaire européen est un argument de compétitivité »
Trois questions à Natasha Cazenave, directrice exécutive de l'Autorité européenne des marchés financiers (Esma). -
Bientôt un label pour conseillers responsables ?
Simon Lolmede, président du Collectif Finance Responsable, fait le point sur son projet et les enjeux de 2026 pour les CGP. -
«2030 Investir demain» : Faut-il regarder vers la Chine ?
Dans le cadre du Think Tank “2030 Investir demain”, Claire Martinetto, présidente du directoire d’ECOFI, et Bertrand Badré, fondateur et managing partner de Blue Like an Orange Sustainable Capital, décryptent les prises de conscience nécessaires pour pouvoir poursuivre efficacement un développement durable.
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
Contenu de nos partenaires
-
Bon pointLa visite « gagnant-gagnant » de Xi Jinping à Pyongyang
Kim Jong-un a tout fait pour rassurer le président chinois sur l'importance de ses liens historiques avec la Chine -
Comment le luxe s'est emparé de la Biennale de Venise
Cette année, Dior, Prada mais surtout Bvlgari ont investi massivement La Biennale de Venise qui n’est plus depuis longtemps seulement un événement artistique, ni même mondain. Les maisons de luxe s’y disputent les collectionneurs les plus importants et font feu de tout bois pour les arracher à leurs concurrents. -
L’échec du SCAF est un désastre pour le projet européen tout entier
L’Europe n’aura donc pas d’avion de combat commun. Avec les projets menés par Dassault et Airbus, elle risque d'en avoir deux, et rivaux